@Informateur.info- L’Union pour le progrès et le changement (UPC, opposition burkinabé) a dénoncé, jeudi, dans une conférence de presse, la gestion chaotique de la crise sanitaire liée à la maladie à coronavirus (Covid-19) au pays des Hommes intègres, réclamant la ‘’démission’’ de la ministre de la Santé, Pr Léonie Claudine Lougué-Sorgho pour ‘’différents mensonges’’ constatés.
 
Dans la déclaration lue par le 2è Vice-président Adama Sosso, en charge des questions politiques, le parti du lion est revenu sur les circonstances du décès de l’Honorable Rose Marie Compaoré née Konditamdé, 2è Vice-présidente de l’Assemblée nationale, membre-fondatrice et membre du Bureau exécutif central de l’UPC qui ont créé ‘’d’énormes polémiques’’
 
Selon Adama Dosso, les informations communiquées par la ministre de la Santé à la Représentation nationale ont révélé ‘’un certain nombre de mensonges’’ qui ont amené la famille de la défunte  à apporter ‘’un démenti clair’’.
 
En effet, explique M. Dosso, ‘’Madame la ministre de la santé a affirmé, entre autres, qu’une équipe de son ministère avait rencontré la famille de la défunte et que la maison de la défunte  avait été désinfectée’’, dénonce-t-il. La réaction de la famille, poursuit Adama Dosso, a amené  la ministre  Claudine Lougué-Sorgho à  ‘’s’expliquer plus tard dans le journal +Courrier confidentiel+, en reconnaissant qu’elle avait menti’’.
 
Egrenant une série de mensonges dans la gestion de la crise du Covid-19 au Burkina Faso, l’UPC a relevé les déclarations de la ministre de la Santé qui affirmait en janvier 2020 que ‘’le gouvernement serait prêt en cas de présence du Covid-19 au Burkina’’, alors que ‘’tout le monde a constaté que le gouvernement n’était pas du tout préparé’’.
 
M. Dosso a, également, mentionné la déclaration de la ministre de la Santé sur une prétendue ‘’entrée de Chinois testés positifs sur le territoire burkinabè avec la compagnie Ethiopian Airlines, démentie par l’ambassade de Chine obligeant notre Gouvernement à rétropédaler honteusement pour dire qu’il en était rien ’’, ainsi que  ‘’ le budget du plan de riposte rendu public, prévoyait l’astronomique somme de 121 milliards de francs CFA pour la location d’hôtels’’.
 
‘’Face à l’indignation générale créée par ce pillage en perspective, le Gouvernement a prétexté qu’il s’agissait d’un brouillon’’, assène Adama Dosso, selon qui à ces mensonges ‘’se sont ajoutés des cas de traitements inhumains réservés à des malades, certains étant décédés’’.
 
Notamment, ‘’Marvin Sawadogo, cet artiste décorateur de renom  qui a eu difficilement accès aux soins à Tengandogo, et est finalement mort dans des conditions toujours floues, selon les témoignages de sa fille relayés par le journal l’Evénement, le vieux Maurice Dipama qui selon le journal Courrier Confidentiel, n’a pas été soigné comme il se doit. Il aurait appelé toute la nuit au secours, et aurait finalement succombé, après être tombé de son lit’’, cite l’UPC.
 
‘’Au regard des faits graves ci-dessus cités, l’Union pour le Progrès et le Changement constate que :  Madame la ministre de la Santé, tout comme ses collègues et collaborateurs ayant manipulé les faits dans l’affaire Rose Marie Compaoré Konditamdé, n’ont plus aucune légitimité pour traiter des questions de santé des Burkinabè’’, dénonce le parti du lion..
 
Par conséquent, ‘’l’UPC exige la démission de Madame la ministre de la Santé, un pardon officiel du Gouvernement à la représentation nationale et à tout le peuple burkinabè’’. En outre, ‘’l’UPC demande au Président de l’Assemblée nationale de tirer toutes les conséquences du fait que le Gouvernement ait menti à la représentation nationale et, partant, au peuple burkinabè tout entier. Il s’agit là d’un acte très grave’’, souligne M. Dosso.
 
Il conclut que ‘’toute autre posture de notre Assemblée nationale constituera un précédent très grave pour l’avenir de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso’’. 
 
Pour rappel, l’UPC a perdu deux de ses Vice-présidentes, la députée Rose Marie Compaoré et Mariam Sirima-Fofana, respectivement le 17 et le 30 mars 2020.
 
Geneviève MADINA