@Informateur.info- C’est l’un des procès les plus attendus au Burkina Faso après celui du putsch manqué de septembre 2014 en cours. En effet, comme annoncé par le procureur du Faso lors de sa conférence de presse du 6 août dernier, l’audience relative à l’affaire du charbon fin s’est ouverte, ce mercredi 7 août, avant d’être aussitôt renvoyée en octobre prochain. Ce, à la demande des avocats des personnes morales et physiques poursuivies en vue de mieux s’imprégner du dossier. Outre, cette demande, il s’est aussi trouvé que la composition du tribunal n’était pas conforme à la loi, en raison de l’absence d’un magistrat. Ces informations qui ont motivé le renvoi du procès en octobre ont été données par Me Rodrigue Bayala, avocat de l’Etat.

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En effet, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, le mardi 06 août 2019, le procureur du Faso, Laurent Poda, a annoncé des poursuites contre 12 personnes physiques de la société IAMGOLD Essakane, de Bolloré transports et logistics et de la douane pour «des faits de fraude en matière de commercialisation de l’or et des autres substances précieuses».

Pour rappel, la Brigade burkinabè anti-fraude de l’or avait saisi en décembre 2018 des conteneurs de charbon fin contenant de l’or et de l’argent. Ces conteneurs étaient en instance d’être exportés vers le Canada via le port d’Abidjan quand les fins limiers de la presse burkinabè ont ébruité l’affaire.

Tentative de dissimulation d’une grosse arnaque ou simple négligeable, la brigade anti-fraude va, dans un rapport, conclure à la régularité de cette commercialisation. Un rapport remis en cause par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) qui, lui, estime qu’il y a eu fraude en raison de la forte concentration de l’or dans ce qui est présenté comme des déchets résiduels d’or.

Dalima DAHOUE

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