@Informateur.info- Le Front patriotique pour le renouveau (FPR), parti politique burkinabè, est suspendu de toute activité durant une période de 3 mois. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale qui a annoncé cette décision, ce mercredi 13 novembre 2019, en Conseil des ministres l’explique par une violation de la charte des partis politiques.

A en croire le communiqué qui a sanctionné le Conseil des ministres, «les propos tenus par monsieur Aristide OUEDRAOGO, président du FPR, lors des déclarations publiques des 03 et 11 novembre 2019 appellent à la sédition et sont contraires aux dispositions des articles 3, 4, 20 et 21 de la Charte des partis et formations politiques au Burkina Faso».

En effet, dans un communiqué rendu public le 3 novembre dernier, Aristide Ouédraogo appelait les Burkinabè à un sursaut patriotique contre le régime de Ouaga. «Nous sommes bien non seulement dans une situation d’insécurité collective et individuelle aggravée, mais aussi dans un recul net sur le plan démocratique avec un déni de droit de la part des plus hautes autorités de ce pays», avait-il qualifie le conteste sécuritaire au Burkina Faso avant d’appeler à la démission des autorités.

C’est la seconde fois en 18 mois qu’un parti politique est suspendu pour 3 mois au Burkina Faso parce que son président a tenu des propos jugés séditieux. En effet, le 6 avril 2018, le parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ), de Soumane Touré écopait aussi de 3 mois de suspension pour les mêmes griefs.

Alfred SIRIMA