@Informateur.info- Un communiqué des avocats de François Compaoré annonce, ce vendredi, la suspension par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), de la mesure d’extradition vers son pays, le Burkina Faso, qui frappait, depuis quatre ans, François Compaoré, frère cadet du président déchu Blaise Compaoré et mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat, en 1998, du journaliste d’investigation, Norbert Zongo.

Selon le communiqué, transmis à Informateur. Info, “ce vendredi 6 août 2021 à 14h00, Paul François Compaoré a obtenu de la Cour européenne des droits de l’homme que la mesure d’extradition vers le Burkina Faso dont il faisait l’objet ne soit pas mise à exécution”, Maîtres François-Henri Briard et Pierre-Olivier Sur, soulignant que “la Cour a mis en demeure le gouvernement français de ne pas procéder à cette extradition tant que la procédure européenne serait pendante”.

“Les conseils de Paul François Compaoré et leurs équipes, qui se sont battus à ses côtés et avec son épouse pendant quatre années, rendent hommage avec émotion à cette décision indépendante et impartiale”, lit-on dans le communiqué.

Pour les avocats, “la position de la Cour, qui protège désormais leur client “des traitements inhumains et dégradants auxquels il était exposé et lui assure un procès équitable, contredit avec éclat les déclarations du Président de la République française, l’avis de la Cour d’appel de Paris, l’arrêt de la Cour de cassation et l’arrêt du Conseil d’Etat français, qui étaient hélas unanimes pour approuver cette mesure d’extradition”, conclut le collectif d’avocats de François Compaoré.

Pour rappel, François Compaoré (67 ans) avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy en octobre 2017, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou.

Geneviève MADINA