@Informateur.info- Le Burkina Faso célèbre, ce mercredi, le 60e anniversaire de son indépendance, marqué par la crise sécuritaire liée au terrorisme rampant et sanitaire du fait de la maladie à coronavirus (Covid-19).

“Mes chers compatriotes voltaïques, aujourd’hui, 5 août 1960 à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité et à la fraternité, je proclame solennellement, l’indépendance de la République de Haute Volta”, c’est par ces mots que feu Maurice Yaméogo, premier président du Faso, alors, Haute Volta, a proclamé l’indépendance du pays.

Six décennies plus tard, le Burkina Faso commémore cette date de son accession à la souveraineté nationale et internationale dans un contexte sécuritaire et sanitaire aigu qui n’échappe pas au président du Faso, Roch Kaboré.

“Cette année, nous commémorons cette date historique dans un contexte marqué par la persistance des attaques terroristes, et la pandémie du coronavirus” a posté le Chef de l’État burkinabè rappelant que “cette accession à la souveraineté nationale et internationale a été le fruit de la lutte d’illustres devanciers”.

Pour l’occasion, il a salué leur mémoire et réaffirmé son engagement à poursuivre l’oeuvre de construction nationale.

Face aux fléaux sécuritaire et sanitaire, “nous avons su nous battre et nous adapter. C’est pourquoi, je voudrais exprimer toute ma profonde reconnaissance aux forces de défense et de sécurité, et aux personnels de santé, pour les sacrifices consentis”, a ajouté Roch Kaboré , souhaitant “une bonne fête de l’Indépendance” au peuple de son pays.

Pour rappel, c’est le 2 août 1984, un an après sa prise de pouvoir que feu Thomas Sankara a pris des initiatives audacieuses pour renommer l’ancienne Haute Volta en Burkina Faso, le “Pays des Hommes intègres”, marquant, ainsi, la rupture avec le passé colonial.

L’ancien drapeau noir, blanc et rouge devient rouge et vert, frappé d’une étoile jaune au milieu. L’hymne voltaïque devient le Ditanyè ou ” chant de la victoire” avec pour devise nationale “la patrie ou la mort, nous vaincrons”.

Alfred SIRIMA