@Informateur.info- Après trois semaines de grève sans réaction des autorités burkinabè, les avocats ont décidé de proroger une fois encore leur mouvement d’humeur pour la troisième fois de suite.
En effet, à l’issue d’une assemblée générale tenue ce lundi 13 mai 2019, les avocats du Burkina ont pris la décision d’un nouveau mot d’ordre grève de deux semaines à compter de ce mardi 14 mai 2019. Par ailleurs, il est prévu un sit-in le 20 mai prochain devant la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).
Avec cette nouvelle prorogation du mouvement de débrayage «des hommes en robe noire», si le gouvernement burkinabè demeure dans son mutisme, cela fera plus d’un mois que l’appareil judiciaire est quasi inexistant au pays des Hommes intègres.

Lors d’une marche organisée par les avocats le 29 avril 2019, Me Paulin Salembéré, bâtonnier de l’ordre des avocats déclarait que «la justice pénale a été clairement inexistante cette année».
Débutée le 23 avril 2019, la grève avait reconduite la dernière fois, le mardi 7 mai dernier. Ce mouvement d’humeur a pour objectif, selon les avocats, d’interpeller le gouvernement sur ce qu’ils qualifient de «graves dysfonctionnements de l’appareil judiciaire au Burkina Faso ». Ces hommes de lois dénoncent notamment le blocage de l’appareil judiciaire et la violation massive et indiscriminée de la démocratie, les droits des usagers de la justice et l’immobilisme de l’Etat à apporter des solutions à un problème qui dure depuis des mois.

Yannick KOBO

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