@Informateur.info- Ce que donne à voir le chef de file de l’opposition politique au sujet des scrutins du 22 novembre courant fait rire certaines personnes, fait pleurer d’autres. Et pourtant, il ne faut ni en rire, ni en pleurer. Il faut s’en préoccuper, car un chantier titanesque vient de s’ouvrir devant Roch, à l’entame de son deuxième et dernier quinquennat pour construire une opposition responsable, républicaine et attachée à la défense intransigeante des intérêts du Peuple burkinabé.

Selon une sagesse bien connue, on réveille en vain une personne qui ne dors pas. Comme s’il les voyait venir, le Chef de l’Etat, homme de dialogue, de consensus et de paix, a été bien inspiré en anticipant pour convoquer le dialogue politique sur les questions sécuritaires, sociales et politiques, y compris le calendrier électoral de 2020 et l’organisation apaisée et consensuelle de tous les scrutins. Le succès unanimement salué de ce dialogue direct entre l’opposition et la majorité sur toutes les questions d’intérêt national a dépassé les frontières africaines. Le Comité de suivi de la mise en œuvre des travaux du Dialogue politique que le Chef de l’Etat a eu l’intelligence de consulter régulièrement et chaque fois que de besoin, y compris pour se prononcer sur la résolution de l’Assemblée nationale relative au report des élections législatives, a particulièrement rempli sa mission.

Cette dynamique imprimée par le Chef de l’Etat a permis de contrecarrer toutes les tentatives de la bande à Zéphirin de trouver des motifs pour ne pas participer aux élections couplées. Jugez-en, vous même :

– sans saisir le Comité de suivi du Dialogue dont il est Co-Président, et à quelques jours de la publication des listées électorales par la CENI, Zéphirin exige l’audit du fichier électoral et menace de ne pas aller aux élections si cette exigence n’est pas remplie. Le Chef de l’Etat y accède et l’audit est fait.

– En pleine campagne électorale et à moins d’une semaine des élections présidentielle et législatives, Zéphirin dénonce des fraudes en préparation et annonce qu’il ne reconnaîtra pas les résultats dans ces conditions.

– C’est au moment où les premiers résultats ont commencé à être publiés par la CENI que la bande à Zéph tombe dans dans la farine pour dénoncer des fraudes imaginaires et commence à préparer leurs obligés à tout faire pour empêcher la publication des résultats de ces scrutins.

Le masque est donc tombé et on se rend compte que toute honte bue, après que toutes les personnes parmi les plus crédibles qui ont fait les heures de gloire de Zéphirin, de l’UPC et du CFOP aient quitté son navire, Zéphirin est le seul à penser à une victoire lors de ces élections. Quand vous dormez avec l’anus qui gratte, forcément, vous vous réveillez avec les doigts qui puent.

Par leur comportement, Zéphirin et sa bande tentent d’enlever tout crédit à l’opposition. Ce faisant, ils obligent Roch Marc Christian Kaboré, élu par excellence de la Nation, adoubé par son Peuple qui par l’onction populaire du 22 novembre vient de le légitimer pour conduire sa destinée les cinq prochaines années, à inscrire dans son agenda, la question cruciale en démocratie représentative de l’existence et de la capacité constructive critique d’une opposition crédible et républicaine.

Puisse Allah et les mânes de nos ancêtres en donner le temps et les moyens à Roch, réélu brillamment dans des conditions qui font honneur à la démocratie burkinabé. Le Burkina Faso, au sortir de ces élections est désormais un exemple pour l’Afrique et le monde, confrontés aux crises multidimensionnelles que nous connaissons.

Dr. Seydou Zagré
Ambassadeur
Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon