Vanitas vanitatum, et omnia vanitas ; vanité des vanités, et tout est vanité, disait l’Ecclésiaste. La disparition du président de l’Assemblée nationale burkinabè, Salif Diallo renvoie à cette assertion qui a valeur de vérité apodictique. De fait, sous l’ancien régime, il était l’âme damnée de l’ex-président Blaise Compaoré. Certains n’hésitaient pas à soutenir qu’il était le ‘’mauvais génie’’ de l’ancien homme fort du Faso tant il était incontournable puisque, par lui ‘’tout passait’’ et à lui ‘’tout retournait’’.

Mais pas seulement, car il était aussi, le ‘’missi dominici’’ du beau Blaise. Bref, Salif Diallo était une sorte de ‘’président bis’’ ou de ‘’vice-roi’’ qui faisait et défaisait les carrières des cadres du CDP (Congrès  pour la Démocratie et le progrès), l’ex-parti présidentiel dont il était l’un des ‘’barons’’ les plus écoutés mais aussi le plus craint, puisqu’il avait l’oreille de l’ancien PF dont il était parfois la ‘’bouche’’.  Jusqu’au moment fatidique où, avec d’autres caciques tels Roch Christian Marc Kaboré, Simon Compaoré, il a été victime d’une ‘’révolution de palais’’ qui l’a éjecté du CDP et du cercle du pouvoir.

Feu Salif Diallo connaîtra alors, une sorte de traversée du désert qui s’est terminée par la création du MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès), l’actuel parti présidentiel dont il assurait la présidence. Tout naturellement, après l’accession  de cette formation au pouvoir d’Etat,  il va en devenir également l’un des décideurs les plus influents. Depuis ce samedi 19 août 2017, il a tiré sa révérence. A la surprise générale !

Tassigny Auriol

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