Safiatou Zongo Lopez, une militante de première heure de la société civile burkinabè, a été interpellée le mercredi 29 août 2018 à son domicile, par des unités spéciales de la gendarmerie, et conduite à une destination inconnue par son avocat, encore moins par une tierce personne.

Son arrestation est intervenue aux environs de 16 heures, avec la mise en place d’un dispositif impressionnant, comme si l’on avait affaire à un bandit de grand chemin. Résidence bouclée par les éléments de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie, secondée par l’unité de lutte anti-terrorisme, avec un drone qui survolait son domicile.

Arrivé sur les lieux pour s’enquérir de la situation, le chef  de file de l’opposition, Zéphirin Diabré s’est vu refuser l’accès du domicile et sommer de se tenir à l’écart  à bonne distance.

Après quelques hésitations, la porte du domicile de Safiatou Lopez est défoncée vers 20 heures, et  elle est conduite, sous forte escorte, sans qu’aucun mandat d’arrêt ne lui soit présenté. «Le motif de son arrestation n’a pas été du tout communiqué», à en croire son avocat, maître Silvère Kiemtarboum. Selon les gendarmes, il s’agit d’une perquisition dans le cadre d’une enquête, ont-ils confié à la presse.

Connue à Ouagadougou pour son dévouement et son combat, Safiatou Lopez est à la tête de l’association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne.

 

Yannick Kobo