@Informateur.info- Le Chef de file de l’opposition politique au Burkina (CFOP-BF) s’est entretenue, mardi avec la presse à Ouagadougou pour commenter les sujets d’actualité du pays dont le massacre de 43 civils dans le Yatenga au nord du pays.
 
Ce sont Carlos Toé du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) et Amadou Diemdioda Dicko de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui ont animé cette conférence de presse hebdomadaire de la plateforme de l’opposition politique au Burkina Faso.
 
Ils ont abordé, tour à tour, le massacre de  43 civils survenu dans la nuit de dimanche à lundi à Barga, dans la province du Yatenga, région du nord, la marche-meeting des syndicats contre l’extension de l’IUTS, les mouvements sociaux au sein des médias publics et l’apparition de cas de coronavirus au Burkina.
 
Concernant le massacre de civils, l’opposition politique ‘’exige une enquête indépendante, de même que la poursuite diligente des différents coupables, conformément aux lois en vigueur au Burkina Faso, au regard  de la gravité de ce drame et de la confusion qui l’entoure’’, estime Carlos Toé.
 
En effet, rappelle-t-il ‘’pour le gouvernement burkinabè, ce crime de masse a été perpétré par des individus armés non identifiés. Mais pour certains médias, il s’agit d’une attaque perpétrée contre les Peulhs par un groupe Kogl-wéogo’’. Ce qui de son point de vue ; nécessite ‘’une enquête indépendante’’ pour élucider cette affaire.
 
‘’Le gouvernement est coupable d’avoir laissé faire, d’avoir assuré l’impunité des différents auteurs, et d’avoir abandonné les populations burkinabè aux mains des terroristes’’, accuse  l’opposition expliquant que ‘’le président du Faso ne respecte pas son serment. La mort est devenue un fait banal, et on ne compte plus le nombre de jours de deuils nationaux décrétés’’, font remarquer les conférenciers.
 
Sur les mouvements sociaux au sein des médias d’Etat, le CFOP-BF prévient qu’elle suit la situation de très près, et qu’elle ne permettra pas que ‘’les médias d’Etat, créés et entretenus par l’argent de tous les Burkinabè, soient transformés en agence de communication’’ du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, au pouvoir).
 
Abordant l’apparition de cas de coronavirus au Burkina, l’opposition demande au gouvernement de ‘’démarrer, dès maintenant, une vaste campagne de sensibilisation des citoyens, pour prévenir et prendre en charge rapidement les éventuels autres cas’’, exhortant, également, les populations au ‘’respect strict des mesures et consignes’’ pour éviter la maladie.
 
Géneviève MADINA