@Informateur.info- En plus de la menace terroriste qui guette la capitale du Burkina Faso, les Ouagalais font face à une recrudescence de l’insécurité classique. Selon plusieurs sources sécuritaires et civiles, l’insécurité classique n’a jamais été aussi préoccupante que ces dernières semaines. Vol à l’arraché, agressions physiques voire sexuelles, cambriolage etc., le regain des activités criminelles dans la ville de Ouagadougou est inquiétant. Au point que certaines chancelleries et des multinationales comme Iamgol Essakane en appellent à la prudence et à la vigilance.

En effet dans une note adressée à ses travailleurs en date du 5 novembre, le directeur de la sureté mondiale de Iamgol Essakane, Jean-Charles Pisani, relève que «depuis le deuxième semestre de 2021, la ville de Ouagadougou enregistre une augmentation significative des agressions à mains armées, des braquages et des cambriolages». Un constat qui appelle de sa part des mesures de précaution. D’où une série de de recommandations allant des déplacements à la sécurisation des domiciles, édictée en vue d’éveiller l’instinct sécuritaire des agents de cette société et par ricochet l’ensemble des populations.

Dans la note de recommandation dont nous avons reçu copie, le patron de la sureté de la société minière dresse 21 zones criminogène dans la ville de Ouagadougou soit 5 nouveaux sites de plus qu’il y a 8 ans. «Il est recommandé de ne pas s’y rendre la nuit tombée ; au mieux, faire un détour si votre itinéraire inclus ces zones», conseille-t-on.

Ci-dessous les zones rouges de la ville de Ouagadougou

– Le cimetière de Toeybin, derrière Ouaga-inter

– Le site de l’ASECNA

– Le cimetière de Dag-noen

– Le pont reliant Rimkièta à Tampouy et le côté sud de l’Ecole Rimkiéta

– Le Pont de Cissin

– La Zone d’activités commerciales et Administratives (ZACA)

– Le marché du Théâtre populaire et alentours

– Le jardin potager du canal de Ouaga 2000 et alentours du palais omnisport de Ouaga 2000

– Le cimetière de Toudoubwéogo et alentours de l’Hôtel Silmandé

– L’espace vert, la gare de Tampouy, le long des rails, le CMA Paul VI

– Le stade du 4 août et alentours

– Les alentours du camp militaire de Baba Sy

– Le cimetière et la réserve du château d’eau de Karpala

– La route de Komsilga, quartier Nagrin

– Le côté ouest du Musée national

– Zone industrielle de Kossodo

– Bas échangeur du Nord

– Bas échangeur de l’Ouest

– Bas échangeur de l’Est

– Le Rond-point des Nations Unies

– Le cimetière de Tabtenga

La question que l’on se pose c’est que font les forces de l’ordre pour ramener la sécurité dans ces endroits clairement identifiés comme étant des zones rouges une fois la nuit tombée?

Alfred SIRIMA