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A quelques heures de l’arrivée du président français Emmanuelle Macron à Ouagadougou, au Burkina-Faso, le peuple burkinabè reste divisé quant à l’accueil à lui réserver.

En effet, depuis l’annonce de l’arrivée du président français au Burkina, plusieurs organisations de la société civile burkinabè et des mouvements estudiantins ont appelé la jeunesse à saboter l’accueil à réserver à Emmanuelle Macron. Pour elles, la venue du président français n’apportera rien de concret au quotidien du Burkinabè. Mais la démocratie consacrant la différence des opinions, d’autres voix se sont aussi élevées dans le sens d’un accueil favorable de l’illustre hôte. On note dans ce lot, la sortie samedi dernier de  l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP). Réagissant au nom de cette plateforme politique, Me Bénéwendé Sankara a exhorté le peuple burkinabè à sortir massivement pour réserver au président Macron un accueil chaleureux. «Depuis l’annonce officielle de l’arrivée de monsieur Emmanuel Macron, des associations et des syndicats tombent bas le masque politique pour crier haut leur sentiment anti-français. Confondant les lieux et les époques, nos populistes des temps modernes n’ont pas hésité à nous ramener aux débats que leurs maîtres à penser avaient mené contre la RDP et contre Thomas Sankara qu’ils ont à l’époque combattus de la même manière et avec la même violence», a critiqué Me Sankara. Avant d’estimer que la venue du président français au Burkina offre l’opportunité de débattre de plusieurs questions d’intérêts bilatéraux.

En tout état de cause, le président Emmanuel Macron arrive dans la nuit de ce lundi à Ouagadougou. L’accueil qui lui sera réservé sera à la hauteur de la puissance du pays qu’il incarne. Parce que le peuple Burkinabè est un peuple hospitalier. Mais aussi parce que le Burkina ne peut pas se payer le luxe dans le contexte qui est le sien aujourd’hui de snober la visite d’Emmanuel Macron.

Georges Kouamé

 

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