@informateur.info- Topan Mohamed Sané, le directeur national de la campagne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir) a animé, lundi, à Ouagadougou, une conférence de presse pour dresser le bilan de la participation de son parti aux élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre 2020.

Les résultats provisoires proclamés jeudi (présidentielle) et dimanche (législatives)
donnent 15, 48% à Eddie Komboïgo, candidat du CDP pour la présidentielle et 20 députés pour les législatives contre 18 en 2015. Soit deux sièges supplémentaires à l’Assemblée nationale pour l’ex-parti au pouvoir qui n’avait pas pris part à l’élection présidentielle de 2015.

Des résultats provisoires dont le CDP, selon M. Sané, “a pris acte” nonobstant de “nombreux dysfonctionnements” qui ont émaillé le scrutin jugé de “piteux” du point de vue organisationnel par le directeur national de campagne du CDP selon qui ces dysfonctionnements ont “sérieusement entamé et jeté un discret” sur lesdits résultats.

Toutefois, le CDP a exprimé sa “reconnaissance” aux électeurs pour la “confiance” placée au parti et aux FDS pour la “parfaite” sécurisation du scrutin. Par ailleurs, il a invité la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à mieux faire.

Concernant les recours déposés devant le Conseil consttitutionnel, Mohamed Sané a laissé entendre l’abandon de cette action pour l’élection présidentielle par son parti.

“Le bureau exécutif national, en sa séance du 29 novembre 2020, a reconnu la pertinence de cette démarche ; il a cependant fait le constat de l’absence de l’unanimité des candidats signataires de l’accord politique pour la mise en œuvre des recours. De même, en raison des dispositions de l’article 149 du Code électoral pour ce qui concerne l’élection présidentielle, la direction politique nationale a décidé d’abandonner la poursuite de recours”, a-t-il indiqué.

Cependant, selon M. Sané, le bureau exécutif national a “instruit les candidats au niveau local (ndlr: candidats aux législatives) d’engager au cas par cas, les recours nécessaires”.

Alfred SIRIMA
avec Lefaso.net