@Informateur.info- es milliers de manifestants ont marché, samedi, à Ouagadougou et dans plusieurs villes du pays contre l’insécurité incarnée par les attaques djihadistes dont la plus meutrière du 5 juin 2021 à Solhan faisant 132 morts a servi de déclic pour cette manifestation du jour.

Jeunes, hommes et femmes, vieux ont convergé tôt vers la Place de la Nation à Ouagadougou pour répondre à l’appel du Chef de file de l’oppodition politique (Cfop), initiateur de la marche avec plusieurs organisations de la société civile.

“Non à l’abandon des populations”, “Non aux attaques sans fin”, “Y-a-t-il encore un président au Burkina Faso ?”, pouvait-on lire, entre autres, sur les pancartes des manifestants pour exprimer leur ras-bol contre la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso.

Le Cfop, Eddie Komboïgo, a salué la “mobilisation gigantesque à travers tout le pays en dépit des tentatives de boycott”, appelées par le pouvoir. Le Président du Faso avait même demandé aux organisateurs de surseoir à la manifestation.

“Pendant le premier mandat du président Kaboré (de 2015 à 2020), on a dénombré officiellement plus de 1 300 morts et 1,2 million de déplacés internes”, a rappelé M. Komboïgo, craignant que “le second mandat ne soit pire que le premier car depuis le début de l’année, nous sommes à plus de 300 morts”, a-t-il déploré.

Pour Aristide Ouédraogo, membre de la société civile, “il était temps de donner un signal fort aux dirigeants pour se ressaisir et mesurer la gravité de la situation”.

Pour rappel, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de formations djihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (affilié à Al-Qaida) et le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Alfred SIRIMA