La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER), dénonce l’arrestation des membres du Cadre d’Expression démocratique (CED),  dont son coordonnateur national Pascal Zaïda. Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, la Coder, s’indigne de «la répression violente, humiliante et dégradante» infligée aux manifestants par  la compagnie Républicaine de sécurité (CSR).  En conséquence, la Coalition dirigée par Achille Tapsoba «condamne fermement l’arrestation, la détention politique et arbitraire de Pascal ZAIDA et de ses camarades ; elle exige la libération immédiate et sans conditions de ces personnes détenues depuis le samedi 21 octobre 2017 pour avoir voulu manifester tout simplement leur opposition à la manière dont leur pays est gouverné»

La Coder a par ailleurs, dans le même communiqué déploré «l’entêtement des autorités municipales et des responsables du CED à camper sur leurs positions respectives intenables, qui n’ont pas permis d’aller au dialogue et à l’apaisement».

Cependant, la Coalition estime que « la liberté de réunion, la liberté d’opinion et la liberté d’expression sont des droits fondamentaux consacrés par la Constitution du Burkina Faso. Ces droits ont été acquis de haute lutte et aucune chapelle politique, aussi puissante et malintentionnée soit-elle, ne saurait mettre en péril la démocratie burkinabé». C’est pourquoi, elle met en garde «les autorités municipales contre toute tentative basse et malsaine de musèlement de la voix du peuple dans toute sa diversité et sa pluralité».

Pour rappel, le Cadre d’expression démocratique, a tenté de tenir un meeting de veille citoyenne, interdit par le gouvernement burkinabè, le samedi 21 octobre dernier, à la place de la nation de Ouagadougou. Le forcing de cette manifestation, a entrainé l’arrestation du coordonnateur national du CED, Pascal Zaïda et plusieurs membres de cette organisation.

Georges Kouamé