@Informateur.info- Au Burkina Faso, 134 établissements scolaires présentant de “réels dangers tant pour les élèves, les enseignants que les visiteurs”, ont été priés de fermer pour la prochaine rentrée scolaire fixée au jeudi 1er octobre 2020.

L’information a été livrée, mercredi, par le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro qui animait une conférence de presse.

“Il s’agit des établissements qui ne peuvent pas être accompagnés, en raison de leur situation qui présente de réels dangers tant pour les élèves, les enseignants que les visiteurs”, a justifié le premier responsable de l’éducation nationale.

A en croire M. Ouaro, la mesure concerne les établissements situés en face d’un marché, d’un débit de boisson, d’un cimetière, dans une zone marécageuse, présentant des conditions sanitaires graves (manque d’hygiène générale, sans latrines, sans eau potable surtout pour les tout-petits) ou qui sont insalubres.

“On se rappelle de cet établissement que nous avons visité l’année dernière et qui avait un poulailler dans son enceinte”, a-t-il rappelé.

Pour rappel, 315 établissements avaient été frappés par cette mesure de fermeture, lors de l’année scolaire écoulée (2019-2020). Le ministre Stanislas Ouaro a attribué cette baisse aux efforts d’assainissement du secteur éducatif fournis par son département, ajoutant, cependant, que “ces établissements n’ont aucun papier qui les autorise à ouvrir”.

Par ailleurs, Stanislas Ouaro a révélé que 392 établissements possèdent des autorisations de création mais pas d’autorisation d’ouverture.

“Ces structures présentent un certain nombre d’atouts (infrastructures adéquates, superficies suffisantes et cadres scolaires appropriés). Seulement, pour une raison ou une autre, elles n’ont pas encore obtenu une autorisation d’ouverture”, a-t-il précisé, expliquant que “ces raisons sont liées à la non-introduction des dossiers de demande d’ouverture ou au retard dans l’obtention des documents de terrain devant abriter les établissements privés”.

Alfred SIRIMA