Suite à l’arrestation du président du Cadre d’expression démocratique (CED), Pascal Zaïda et ses camarades qui tentaient de tenir un meeting de veille citoyenne le samedi 21 octobre dernier, à Ouagadougou, des organisations de la société civile burkinabè ont produit un communiqué dimanche, dans lequel ils condamnent ces arrestations et exigent la libération immédiate des membres du CED.
Le président du Cadre d’expression démocratique, Pascal Zaïda ainsi que certains membres de son organisation ont été arrêtés le samedi dernier en voulant tenir une manifestation à Ouagadougou, qui a été initialement interdit par les autorités burkinabè. Suite à ces arrestations des organisations de la société civile se sont réunis pour produire un communiqué, dans lequel ils condamnent et exigent la libération de ces derniers. Nous «Condamnons l’arrestation de Pascal Zaida et ses camarades et appelons à leur libération immédiate et sans conditions», indique le communiqué.

Dans le même communiqué, ces organisations dénoncent également les conditions de brutalité et de barbarie des forces de l’ordre, qui ont procédé à l’arrestation de Pascal Zaïda et les tiens. «Le leader d’opinion et président du CED, Pascal Zaida, organisateur de ladite manifestation préalablement interdite par le maire de Ouagadougou a été arrêté ainsi que quelques membres de son organisation dans des circonstances empruntes d’une rare brutalité, dans des conditions musclées et humainement dégradantes au cours desquelles, la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) a agi en dehors de tout professionnalisme et sans respect des valeurs et principes humains et républicains qui la caractérise», mentionne ledit communiqué.

Les organisations de la société civile demandent par ailleurs l’analyse de cette affaire, car ils considèrent «que l’interdiction d’une manifestation publique sans fondement réel sur une base d’iniquité ou de mobiles partisans n’est pas plus que l’expression d’une volonté délibérée de remise en cause des libertés démocratiques et un viol de la constitution burkinabé par les pouvoirs publics».

Précisons que les organisations de la société civile burkinabè, qui ont produit le communiqué sont entre autres, le Cercle D’Eveil, le Réseau des Organisations de la société civile pour le développement (RESOCIDE), l’Observatoire pour la démocratie et les droits de l’Homme (ODDH), les Nouveaux droits de l’Homme (NDH-Burkina), l’Association « Femmes Battantes », le Cadre d’Expression Démocratique (CED) et la Coordination nationale.

Georges Kouamé

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