La lutte contre terrorisme "emporte" Chérif Sy

@Informateur.info- Chérif Sy, précédemment ministre burkinabè de la Défense, ne fait plus parti du gouvernement depuis hier mercredi 30 juin 2021. La clameur publique a fini par avoir raison de son portefeuille ministériel puisque depuis bien longtemps sa démission était réclamée. «On ne confie pas la Défense nationale à un amateur», avaient scandé les populations révoltées de Dori en début du mois de juin après le massacre de Solhan.

Si le président du Faso a fait dans un premier temps la sourde oreille, il a dû se raviser quand tout le gouvernement s’est retrouvé sur la sellette avec les marches annoncées par l’opposition politique. Ainsi donc Chérif Sy a été sacrifié pour calmer la colère manifeste des populations. Certes, il a été évincé du gouvernement en même temps que son collègue de la Sécurité Ousséni Compaoré mais les deux départs n’ont pas le même retentissement.

Et pour cause le départ de Chérif Sy sonne un peu comme un échec cuisant, un revers de popularité pour l’ex-président du Conseil national (CNT) sous la transition dirigée par Michel Kafando. Bien que fils de général d’armée (Baba Sy), Cherif Sy a manqué non seulement de poigne mais surtout de marquer des points dans la lutte contre le terrorisme.

Au finish, il n’aura pas fait mieux que son prédécesseur Jean-Claude Bouda qui avait, à sa nomination à la Défense en 2017, été présenté comme un homme ayant une parfaite connaissance des rouages de l’Etat mais qui a vite fait preuve d’une incurie en matière des questions militaires. On peut le dire, comme Jean-Claude Bouda, Chérif Sy sort du gouvernement par la petite porte.

Alfred SIRIMA