@Informateur.info- Ce sont des faits suffisamment graves pour lesquels le Centre national de presse Norbert Zongo tire la sonnette d’alarme avant que le pire ne se produise. Ce d’autant plus que si l’on en croit la maxime, il n’y a jamais un sans deux. C’est que 22 ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, la liberté de la presse dans pays des Hommes Intègres est devenue très préoccupante, ces derniers mois.

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Trois journalistes sont l’objet de menace de mort dans le cadre de leur profession. Il s’agit du journaliste d’investigation, Bama Yacouba Ladji, rédacteur en chef du Courrier confidentiel, de Siriki Dramé, secrétaire général du syndicat autonome des travailleurs de l’information, et de Séry Baoula. Si les deux derniers sont encore au Burkina, Bama Yacouba, dont le domicile a déjà été attaqué auparavant, s’est exilé selon nos informations.

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Face à cette situation, le Centre de presse Norbert Zongo, le syndicat autonome des travailleurs de l’information et le collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques sont montés au créneau, jeudi, à Ouagadougou pour dénoncer les atteintes à la liberté de presse.

Après avoir exposé les faits, ces structures ont énergiquement interpellé le gouvernement sur son devoir de protection des populations. Elles ont surtout mis en garde les auteurs de ces menaces qui font courir au pays le risque d’une autre crise.

Alfred SIRIMA