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@Informateur.info- Le samedi 13 avril 2019, l’Ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM. Mahamadou ZONGO, a procédé au nom du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à l’installation officielle de Monsieur Bourèma KI dans les fonctions de Consul général du Burkina à Bouaké.

Bouaké, la deuxième ville de la Côte d’Ivoire et capitale de la Région du Gbéké, a abrité le 13 avril 2019, la cérémonie d’installation officielle et de présentation du nouveau Consul général du Burkina, Monsieur Bourèma KI. Cette cérémonie a connu la participation des autorités locales ivoiriennes et des différentes composantes de l’importante communauté burkinabè vivant dans cette partie centrale du territoire ivoirien.

Vaste juridiction consulaire qui couvre quinze régions de la Côte d’Ivoire (Bafing, Bagoue, Belier, Béré, District autonome de Yamoussokro, Folon, Gbéké, Hambol, Iffou, Kabadougou, Marahoué, N’Zi, Poro, Tchologo et Worodougou), le Consulat général du Burkina à Bouaké a été créé en 1972 avec pour mission, entre autres, le renforcement des relations entre les Burkinabè et leurs tuteurs ivoiriens ainsi que les autres communautés, la protection et l’organisation des ressortissants burkinabè.

Autrefois principale porte de transit et de destination des Burkinabè en Côte d’Ivoire, la ville de Bouaké accueille une très forte communauté burkinabè, anciennement implantée et qui a tissé des rapports de fraternité et de solidarité avec les autochtones et les autres communautés.

Selon l’Ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, Mahamadou ZONGO, les défis qui attendent le nouveau Consul général sont nombreux et immenses. Mahamadou ZONGO a égrené, entre autres, l’éternelle question de la scolarisation des enfants, les déclarations de naissance, le travail, le trafic et la traite des enfants dans les plantations, l’orpaillage clandestin, l’occupation illégale des forêts classées et surtout l’organisation de la communauté. Sur ce dernier point, l’Ambassadeur ZONGO la considère comme le défi central, et il a été sans équivoque. « Autrefois bâti sur la base des provinces et des régions d’origine, l’organisation des membres de la communauté a été perturbée par la prolifération des associations et aussi et surtout par des chefs sur des bases inconnues. Les comportements de certains de ces responsables ont plus créé la confusion et la pagaille que toute autre chose. De nos jours, il y a des responsables d’associations qui délivrent des laissez-passer à leur soi-disant représentant, qui se présentent dans certaines administrations comme des représentants de l’ensemble des Burkinabè de Côte d’Ivoire ; certains font hisser le drapeau du Burkina là où ils officient. Il y en a  beaucoup parmi eux qui agissent par méconnaissance des textes et donc, sont de bonne foi ; par contre, d’autres le font sciemment, à des fins inavouées. Il vous reviendra, Monsieur le Consul général, de travailler à ce que ces pratiques cessent, à ce que chacun reste à sa place et joue sa partition pour éviter les confusions et les impostures. Il vous appartiendra, de concert avec les délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE), les délégués consulaires, les responsables de communautés, les leaders d’opinion, d’œuvrer à définir des règles consensuelles pour la gestion de la communauté. Par conséquent, je vous instruis de ne pas admettre que quelqu’un quitte ailleurs pour venir installer un chef dans une localité de la circonscription consulaire de Bouaké, étant entendu qu’il revient aux habitants de chaque localité de choisir leur chef et de l’installer avec l’accompagnement du Consulat. Pour ce qui concerne les associations, sensibilisez-les à se conformer aux textes qui les régissent, à coopérer entre elles et rappelez chaque fois que de besoin qu’aucune association, quelque soit l’année de sa création, n’est au-dessus d’une autre et par conséquent, aucune association ne peut prétendre parler au nom de tous les Burkinabè. Elle parle et agit au nom de ses membres. » Ce message a été bien accueilli par les délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger et les délégués consulaires présents à la cérémonie.

Monsieur Harouna ZONGO, porte-parole de la communauté, a indiqué dans son mot de bienvenue au nouveau Consul général, avoir pris l’engagement de s’inscrire en droite ligne du respect des institutions burkinabè et ivoiriennes. « Nous promettons également d’être à la disposition du Consul général, de le soutenir et de l’accompagner dans la mission à lui confier. »

En réponse aux messages de l’Ambassadeur et du Représentant de la communauté burkinabè, le Consul général dit avoir pris bonne note et mesure l’ampleur de la tâche qui l’incombe désormais. Bourèma KI a sollicité leur accompagnement et le soutien des uns et des autres pour réussir sa mission. A l’endroit de ses compatriotes, Bourèma KI leur a demandé de cultiver la cohésion et la solidarité entre eux-mêmes et avec les autres communautés. Il a promis de créer des cadres de dialogue et de concertation entre les différentes composantes de la communauté, et aussi, de valoriser davantage les missions et rôles des délégués au CSBE et consulaires.

S’adressant à ses collaborateurs du Consulat général, il a promis de moderniser les outils de travail, et de  poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, Maxime YABRE, à qui il a rendu un vibrant hommage pour le travail abattu.

Enfin, Bourèma KI a lancé un appel aux Burkinabè de sa juridiction à se faire immatriculer au Consulat, et annoncé l’arrivée de la mission consulaire spéciale du 23 avril au 13 mai 2019 pour la délivrance des cartes nationales d’identité burkinabè et des passeports ordinaires biométriques. Il leur a demandé de sortir massivement pour se faire la carte nationale d’identité burkinabè ou le passeport burkinabè afin de pouvoir participer à l’élection présidentielle de 2020.

Diplomate de carrière, Monsieur Bourèma KI, Conseiller des Affaires étrangères, est diplômé en Economie, en Droit et en Sciences politiques.

Nommé Consul général du Burkina à Bouaké, le 12 décembre 2018, Monsieur Bourèma KI a occupé successivement les fonctions de Directeur des études et de la planification au Ministère des Affaires étrangères et de la coopération, Deuxième conseiller et Premier conseiller près l’Ambassade du Burkina à Paris, et enfin l’intérim de Directeur des Organisations régionales au Ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’Extérieur.

Issouf  Zabsonré

Attaché de Presse

Côte d’Ivoire

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