Les circonstances de la mort de Christelle Kaboré nécessitent une enquête.

@Informateur.info- Le mercredi 07 juillet 2021, la mort de Christelle Kaboré, une jeune fille de nationalité burkinabè dont l’âge se situe entre 25 et 26 ans est annoncée à sa génitrice aux environs de 10 heures. Christelle qui est sortie la veille de la maison aux II Plateaux pour le travail à Abatta n’était pas rentrée le soir. La jeune fille avait décidé de passer la nuit chez son copain, un certain Eric qui vit à Abatta. Sa mort est annoncée le lendemain à sa pauvre mère. Et de quelle manière, par téléphone.

La vielle s’effondre sous l’effet de la brusque annonce et des membres de la famille se rendent immédiatement chez le nommé Eric pour comprendre les circonstances de la mort de Christelle Kaboré. Ils y sont  reçus par l’oncle du copain de la défunte qui confirme le décès et explique que la jeune fille a eu un malaise dans la nuit du lundi aux environs de 23 heures et que conduite à l’hôpital elle a aussitôt rendu l’âme. Dans quel hôpital a-t-elle été transportée? Les parents de Christelle n’auront pas de réponse, si l’on s’en tient aux dires de la délégation.

  • La famille relève des zones d’ombres

Mais le mystère autour de cette mort viendra de la morgue de Bingerville où le corps sans vie de la jeune fille a été transporté en violation des procédures d’admission. Selon des informations que nous avons recoupées à la morgue «c’est dans une voiture personnel de couleur blanche que le corps y a été acheminé par 5 personnes qui se sont présentés comme étant les parents». Refoulé pour vice de procédure, ces derniers rebroussent chemin et reviennent deux heures plus tard, précisément à 9heures. Cette fois-ci, accompagnés par des éléments de la police de Bingerville.

Sur intervention de la police, selon une source de la morgue, le corps est admis avec interdiction d’accès des parents. D’où la colère de ces derniers qui commençaient à douter de la version qu’on leur a donnée sur la cause réelle de la mort de Christelle. Ces derniers insistent en vain à la morgue pour voir le corps. Ils recourent à la Police judiciaire dont des éléments les accompagnent à la morgue pour pouvoir voir le corps. Un constat qui achève de convaincre les parents que Christelle Kaboré n’est pas morte d’une simple crise comme l’on a tenté de le leur faire croire. «Nous avons constaté des traces de sévices corporelles. On a même insisté pour faire des photos», soutient l’un des parents qui a bien voulu mettre à notre disposition des images.

  • Le Procureur de la République est interpellé

Mais le plus curieux dans cette affaire qui demande à être tirée au clair, c’est la précipitation avec laquelle ceux qui ont conduit le corps à la morgue veulent procéder à l’inhumation sans l’avis des parents de la défunte.

De fait, depuis jeudi les parents de la défunte qui s’opposent à l’enterrement dénoncent des pressions et des menaces qu’ils subissent. Ils accusent le commissariat de Bingerville de ne pas faciliter la transparence  autour de cette affaire et même «d’avoir pris fait et cause pour ceux qui ont conduit le corps à la morgue». Nous avons tenté sans succès pour l’heure de joindre le commissaire de police de Bingerville pour avoir sa version des faits.

Mais quoiqu’il en soit le décès de Christelle Kaboré mérite tout simplement une enquête du moment où il y a doute sur les circonstances réelles de sa mort et surtout la façon dont le corps a été conduit à la morgue de Bingerville. Le procureur de la République  est interpellé.

Alfred SIRIMA