@Informateur.info- Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Cet adage populaire sied, convenablement, à Barro Sié Idrissa qui, à 34 ans, dirige la société TCV (Transport Confort Voyages), une compagnie de transport inter-Etats ayant son siège social à Ouagadougou au Burkina Faso et qui emploie 400 salariés répartis dans plusieurs pays de la sous-région. Portrait.

Du haut de ses 1,94 m, le jeune directeur d’entreprise plafonne à la tête de TCV non pas pour sa filiation, le père Barro Yacouba en est le fondateur, mais pour sa valeur intrinsèque. Expert comptable de formation, Idrissa Barro, Dg de TCV, peut se vanter d’avoir le profil de l’emploi. Après des études de comptabilité entamées à Ouagadougou après l’obtention du baccalauréat G2 en 2005, le jeune Barro Idrissa s’envole pour le Sénégal où il est admis au Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG) en 2007. Cinq ans plus tard, il ressort de ce prestigieux établissement public international spécialisé dans la formation, le conseil et la recherche en gestion avec, en poche, un Master II en comptabilité et finance.

Avant de quitter le pays de la Terranga, Idrissa Barro effectue un stage de 7 mois (avril-octobre 2012) en contrôle de gestion à l’ex-Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal devenue Suneor. De retour à Ouagadougou, Barro Idrissa est Auditeur (novembre 2012-juin 2013) à la Panafricaine d’Audit (PANAUDIT) du Burkina.

C’est ce “passionné” des chiffres, marié et père de deux enfants (une fille et un garçon) âgés de 7 et 5 ans qui intègre, en juin 2013, TCV, l’entreprise de son géniteur de Président directeur général (PDG) en qualité de comptable. Son dynamisme et son ardeur au travail le propulsent, plus tard, au poste de directeur des Affaires financières (DAF) de la boîte avant de devenir, le directeur général depuis 2018. “Vous voyez bien que mon cursus scolaire et universitaire ainsi que ma formation plaident à ma faveur“, répond-t-il lorsqu’on lui demande si papa n’a pas interféré dans son choix pour être à la tête d’un des plus beaux fleurons des compagnies de transport routier au Burkina.

A la question de savoir qu’est-ce qui différencie TCV des autres compagnies? La réponse coule de source. “A TCV, nous avons fait de l’intégration notre slogan avec pour premier objectif de rapprocher les ressortissants de la CEDEAO ( ndlr: Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest)“, rassure le Directeur général Barro Sié Idrissa dont la compagnie est implantée dans la plupart des pays ouest-africaines avec pour ambition de “desservir toute l’Afrique”. Car, estime M. Barro, le transport est “le premier levier du développement” dont on “ne peut pas se passer”.

C’est pourquoi le jeune chef d’entreprise se dit “consterné” par la mesure de fermeture des frontières terrestres liée à la pandémie à coronavirus (Covid-19) qui a impacté les activités du transport inter-Etats. “On nous avait promis la réouverture dans un mois puis trois mois puis encore six mois…mais rien. On est dedans avec d’énormes pertes”, se résigne M. Barro avant d’espérer que la réouverture sera pour bientôt.

En attendant, il se console avec le Grand Prix du TAC (Traité d’amitié et de coopération) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Une distinction reçue, mardi, dans un grand hôtel abidjanais avec 28 autres lauréats, lors de la soirée gala de la Convergence des Peuples pour la promotion du Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè (COPTAC).

Je dédie ce prix à tous mes collaborateurs, à la communauté TCV et surtout à la clientèle de TCV. C’est une distinction qui nous interpelle à mieux faire pour glaner d’autres lauriers. Je suis heureux de l’avoir obtenu et j’adresse mes vifs remerciements aux organisateurs, notamment, le président de la COPTAC, Désiré Yaméogo“, souligne, ravi, Barro Sié Idrissa qui est passionné de football.

Geneviève MADINA