@Informateur.info- Le professeur Bamba Moriféré, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dézinguer le président Allassane Ouattara et son pouvoir. «On ne peut pas accepter qu’un aventurier transforme notre pays en une dictature», a-t-il déclaré lors du meeting des partis de l’opposition, ce samedi 6 juillet 2019 à Anono, un quartier de la commune de Cocody.

Selon Bamba Moriféré, depuis l’accession d’Alassane Ouattara et le RDR à la magistrature suprême, l’on assiste à un recul de tous les acquis démocratiques, qui ont été arrachés de hautes luttes par le peuple. «On ne peut pas accepter qu’un aventurier transforme notre pays en une dictature», a-t-il martelé. Et d’expliquer que toutes les institutions sont caporalisées, la Commission électorale indépendante (CEI) est vidée de tout son contenu et de toute indépendance, et l’Assemblée nationale transformée en chambre d’enregistrement, non sans mettre en exergue, le fait que des députés aient été embastillés, malgré leur immunité parlementaire. Aussi, a-t-il dénoncé les arrestations arbitraires qui ont pignon sur roue sous le régime Ouattara.

A en croire ce doyen de la politique en Côte d’Ivoire, avec cette CEI que ce pouvoir vient de mettre en place, Ouattara prépare un passage en force. Pour lui, au lieu de « faire une telle parodie, il ne reste plus à Ouattara, qu’à prendre un décret pour prolonger son mandat», a-t-il indiqué.
Au terme de son allocution, Bamba Moriféré dira à la population venue écouter le meeting conjoint des partis de l’opposition, que ce meeting a pour objet d’attirer leur attention sur la situation grave de la Côte d’Ivoire. «Aujourd’hui, c’est un meeting d’échauffement. Le prochain round doit être la mobilisation de toutes les forces politiques, dans le cadre d’une union sacrée», a-t-il annoncé. Et d’ajouter, «Je viens sonner la mobilisation générale pour, non seulement dire non à ce régime, mais pour empêcher Ouattara d’instaurer sa dictature, pour continuer la «patronisation » du pouvoir en Côte d’Ivoire ».

Pour Koné Yagadjoman du groupe rassemblement, Amadou Soumahoro s’est taillé 80% du bureau, en violation de l’article 100, qui stipule que le bureau doit refléter la configuration du parlement. «L’assemblée nationale est dans cet état, parce qu’il est dirigé par quelqu’un qui la ‘’cematiarise», a-t-il dévoilé.
Quant à Yasmina Ouégnin, député de Cocody, elle dira que «Notre système politique est sur la voie de la perdition, du fait de la non séparation des pouvoirs, et des droits élémentaires qui sont bafoués par le pouvoir RHDP», s’est-elle indignée.

Mais n’empêche, Yasmina Ouégnin est plus qu’optimiste car pour elle, «le peuple est toujours prêt à se lever quand il s’agit de sa sécurité, sa liberté, et de sa dignité ». Elle est d’autant plus confiante, qu’il s’agit de l’avenir des futures générations. «Cet avenir, nous ne pouvons pas le marchander», a conclu la présidente du groupe parlementaire Vox Populi.

Yannick KOBO


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