Des mentions français sur un permis anglophone.

@Informateur.info- La Côte d’Ivoire s’est réveillée, mercredi, avec une attaque du bataillon projetable des Forces armées du pays basé à N’dotré, localité située entre les communes d’Abobo et d’Anyama, au Nord d’Abidjan, faisant cinq victimes dont trois morts parmi les assaillants.

De fait, selon l’Etat- major des armées ivoiriennes, “des individus non identifiés ont ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N’dotré (…) avec l’intention certaine d’y pénétrer de force”. Les échanges de tirs entre les sentinelles de garde et les assaillants ont fait trois morts parmi ceux-ci et un blessé de chaque coté. Toutefois, des documents retrouvés sur les décédés laissent transparaître des zones d’ombre sur le mode opératoire de l’attaque qui a tout l’air d’une ”auto-attaque” mal “ficelée”, selon de nombreux internautes.

Sur la liste du matériel saisi par l’armée, on note “3 téléphones portables, 1 kalachnikov, 3 machettes, 1 chargeur garni de 20 minutions, 1 moto Apache, 1 bible, 1 paire de lunettes, 1 permis de conduire libérien, 1 badge ,1 contrat vierge et un autre rempli en anglais”. C’est avec cet “arsenal” que les assaillants entendent-ils prendre le contrôle du camp militaire de N’dotré commandé par le Lieutenant-colonel Thierry Marc Atsain, un officier reconnu pour sa témérité et sa bravoure, selon des témoignages militaires? Peut-on prendre une telle citadelle (le bataillon projetable) avec 3 machettes et une kalachnikov avec un chargeur de 20 munitions?

D’autre part, quel mercenaire de guerre se rend-t-il sur le théâtre des opérations avec des pièces d’identité (passeport, permis de conduire et badge)? Selon un spécialiste “c’est impossible qu’un mercenaire se fasse cueillir au front avec ces pièces en poche”. Et puis, si les assaillants sont de nationalité libérienne (pays anglophone) comment peut-on expliquer que sur le permis de conduire le terme “Chauffeur” était-il mentionné au lieu de “Driver”?

Certes, les hommes du Lieutenant-colonel Atsain ont pu repousser avec opiniâtreté les “assaillants” mais il n’en demeure pas moins que des zones d’ombre subsistent sur cette attaque.

Alfred SIRIMA