@Informateur.info- La décision rendue, ce mercredi, par la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), en faveur de Guillaume Soro dans l’affaire du mandat d’arrêt international délivré contre lui par les autorités judiciaires ivoiriennes, est une victoire de l’ex-président de l’Assemblée nationale sur Alassane Ouattara.

C’est un véritable coup de massue reçu par le régime d’Abidjan. Une victoire judiciaire et même politique, la deuxième, pour le député de Ferkessédougou, candidat déclaré à la présidentielle du 31 octobre 2020, sur son ex-allié, Alassane Ouattara. 

Après le refus de l’Organisation internationale de police criminelle appelée, communément, Interpol, d’exécuter le mandat international émis, en décembre 2019 contre Guillaume Soro, la décision de la CADHP est, incontestablement, une défaite pour le pouvoir ivoirien qui n’a autre décision que de ranger ledit mandat “illégal et qui ne respecte pas les formes juridiques” requises, selon la juridiction africaine.

En demandant à la Côte d’Ivoire de surseoir au mandat d’arrêt lancé contre Guillaume et la mise en liberté provisoire de ses proches dont des députés et élus municipaux, c’est une belle claque administrée à Alassane Ouattara. Une de plus !

Pour rappel,  outre la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples,  le collectif d’avocats de Guillaume Soro avaient, également, saisi, d’autres organismes et juridictions internationaux dont le Comité des droits de l’homme de l’Union interparlementaire (UIP), du Groupe de travail sur la détention arbitraire de Genève, le Rapporteur Spécial sur l’indépendance des juges et des avocats…

Geneviève MADINA