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Ce serait la plus grosse bavure jamais enregistrée sous le régime du président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, si les enquêtes ouvertes venaient à confirmer les faits. Six personnes ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dernier par la gendarmerie d’Arrah dans le centre- Est du pays. Sur les six hommes abattus, cinq étaient des agents de la société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) dont le siège est basé à Abidjan dans la commune de Yopougon. Selon des témoignages recueillis, les agents des pompes funèbres, revenant  d’une mission ont marqué une pause dans un maquis. «C’est là qu’ils ont été pris pour cible par la gendarmerie qui les ont pris pour des braqueurs», rapporte une source. C’est que peu avant leur arrivée dans la ville, la gendarmerie avait été saisie du cas du braquage d’un opérateur économique à qui des malfrats auraient dépouillé de plusieurs millions FCFA.

  • Une enquête ouverte

Alertée donc par des informateurs de la présence de ces hommes dans le maquis, surtout à une heure tardive, la gendarmerie a ouvert le feu, sans  discernement. Tuant froidement «d’innocentes» personnes. Toute la journée du dimanche, la population d’Arrah se demandait encore pourquoi la gendarmerie n’a pas mis aux arrêts ces hommes alors qu’elle avait le bénéfice de la surprise. Devant la gravité de ce drame, le commandement supérieur de la gendarmerie nationale a annoncé, dimanche dans un communiqué, l’ouverture d’une enquête. «Les investigations permettront d’établir avec clarté et précision les conditions dans lesquelles les gendarmes sont intervenus et de situer les responsabilités», précise le communiqué. Aussi le communiqué annonce t-il la mise aux arrêts des éléments de la gendarmerie qui ont mené l’assaut meurtrier.

Christ Kouassi

Lageneraledepresse.net

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