@Informateur.info- Dans cette contribution ci-dessous  qu’il a postée sur sa page facebook en réaction à la chaude journée d’hier dans les locaux de la Sonapost qui a vu le DG prendre ses jambes à son cou sous la menace des travailleurs, Lengha Fils tire la sonnette d’alarme en dénonçant ce qu’il considère comme «une faillite progressive de l’autorité de l’Etat».

«Hier 08 mai 2019, nous avons été choqué de voir les images du DG de la SONAPOST humilié et qui a sans doute eu la vie sauve grâce à l’intervention de la Police qui l’a exfiltré.Au-delà de la personne du DG, c’est la fonction républicaine de DG qui a été attaquée. Rien de tout ce qui se raconte ne justifierait un tel acte.

Au nom de quoi des agents iraient dans le bureau du DG pour lui retirer la clé de sa voiture de fonction? Un DG n’a aucune pression sur un conseil d’administration. Tout comme le PCA d’une structure publique n’a pas trop de marge de manœuvre sur les membres de son CA. C’est une affaire de quorum pour décider. D’ailleurs le personnel est représenté au CA et devrait le savoir.

Bref, ce que je veux dire très honnêtement, c’est que tout ce monde qui a organisé et exécuté cette chasse se serait rendu coupable d’actes graves qui peuvent appeler lieu à des conséquences lourdes. Si l’insurrection de 2014 a amené un vent nouveau dans ce pays, ce vent-là est devenu une tornade difficile à gérer. La passivité de l’état à prendre les sanctions qu’il faut et à les appliquer rigoureusement favorise hélas la montée de cette tornade.

En effet, des agents de police s’étaient insurgés contre le DG de l’ONI. Ils lui ont interdit l’accès à son bureau et même à la cour du service et il n’y a rien eu. L’état a laissé faire. Je ne dis pas qu’il ne faut pas manifester contre son DG mais il y a des limites à ne pas franchir. Je préfère même qu’on arrête totalement le travail au lieu de s’en prendre dangereusement à la personne de l’autorité.

Hier à la Sonapost, il aurait fallu que la force publique disperse le personnel même à coup de gaz lacrymogènes. Oui je pèse mes mots comme dit l’autre. Après analyse, l’autorité pourrait relever le DG de ses fonctions. Aviez-vous vu des femmes qui balayaient les traces du DG? Cela veut dire en clair que cette manifestation violente a été préméditée.

Ce n’est pas la personne du DG qui a été humiliée mais la république qui l’a nommé. C’est un houliganisme du personnel contre le DG. Cela n’est autorisé nulle part dans un texte de revendication professionnelle.

Si ce DG humilié et chassé n’est plus revenu dans ses fonctions avec des mesures fortes de l’Etat, le pire ne sera plus loin. La prochaine fois pourrait être un autre DG, un Ministre et le personnel de Kosyam pourrait y penser même en rêve. Pis je ne vois pas quel autre DG aura la sérénité dans cette boîte encore.

Selon moi, l’opposition politique et toute la société civile devraient condamner officiellement cette façon de faire. Parce que si cela s’érige en culture d’entreprise, aucun régime ne pourrait diriger ce pays et l’amener à un développement espéré. Aujourd’hui c’est le MPP qui en souffre. Les habitudes ont la peau dure. Si on ne résout pas cela maintenant, n’importe qui en 2020 et plus qui viendrait au pouvoir, ne pourra le faire. Il n’y aura plus d’autorité. La pagaille ne construit pas un pays.

Il faut que les gens apprennent à revendiquer et résoudre leurs problèmes dans le cadre des textes et lois.Si rien n’est fait pour l’exemple, l’autorité de l’état en souffrirait dans toutes les sphères de la république. Ça sera la faillite progressive de l’autorité de l’état».

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