Désiré Yaméogo, initiateur du COPTAC

@Informateur.info- Ne pas profiter de la situation sécuritaire qui prévaut pour se livrer au populisme en manipulant d’autres Burkinabè. C’est la substance de la réaction de Désiré Yaméogo, leader d’association, qui estime que l’unité doit prévaloir si l’on veut vaincre l’hydre terroriste. Ci dessous sa déclaration.

“En sa qualité de Chef suprême de l’armée et de Président du Faso et Président du conseil des ministres, Son Excellence Roch Marc Christian KABORÉ s’est adressé à la nation au cours du journal télévisé de 20h de la RTB le dimanche 27 Juin 2021.

Dans son adresse, il a salué la détermination du peuple Burkinabè dans son ensemble tout en adressant une mention spéciale aux forces de défense et de sécurité et au VDP tous mobilisées comme un seul homme pour faire face à l’ennemis malgré les conditions difficiles.

Pour relever le défi, il a pris sur lui la responsabilité d’apporter une solution appropriée dans le cadre de la sécurité des populations et la protection de la nation face à la détermination des terroristes et de leurs soutiens. A cet effet, il est important de souligner que face à la détermination de nos soldats et à l’appui des volontaires pour la défense de la patrie ( VDP), les terroristes ont changé de cible pour s’attaquer de manière lâches au populations civiles à des heures tardives parfois. Au vu de cela, un changement de tactique du côté de nos forces de défense et de sécurité est évident. Chose que Son Excellence Monsieur le Président du Faso a relevé et a promis mettre les moyens proportionnellement à la nouvelle donne.

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A côté de cela, le Président du Faso a appelé à l’union des filles et fils du Burkina Faso pour la défense de la partie. Cela sous entend qu’en pareille situation, au lieu de s’adonner à des activités qui entameront l’unité de la nation autour de l’essentiel de la défense de la patrie et de son développement, les Burkinabè , au lieu de se laisser distraire, se doivent de prendre conscience de la menace réelle du terrorisme qui aujourd’hui est un phénomène mondiale qui n’épargne aucune nation dans ce monde.

Ainsi loin des déclarations populistes, le Chef d’État ,en toute responsabilité a dit ce qu’il faut dire pour rassurer ses compatriotes dans la lutte contre ce fléau qui nous crée tant de désespoirs et qui a suscité la création du G5 Sahel et ses combattants.

Au lieu de saluer cette déclaration citoyenne et responsable, et de se mobiliser derrière le Chef de l’État garant de l’unité nationale et de l’intégrité de notre Faso, certains et non des moindres, tombent dans le populisme et tente d’embarquer le citoyen lambda dans leur vision qui en réalité cachent leur plan machiavélique dans leur volonté de conquête du pouvoir.

Nous pensons que c’est peine perdu d’ailleurs. Les Burkinabè devraient comprendre qu’on ne dirige pas un pays dans l’émotion et le populisme si nous voulons être efficaces et surtout se faire respecter à l’image de l’intégrité Burkinabè tant prisée à travers le monde.

Faisons donc attention à nos comportements et appelons notre sens de discernement dans de telle situation car il se pourrait que l’ennemis tant redouté soit non loin de nous et pourrait être même l’auteur de notre mauvaise interprétation du discours responsable et citoyen du chef de l’État.

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, le moment est venu pour nous de nous mettre ensemble pour défendre notre bien commun au détriment de nos intérêts personnels. A cela, je voudrais ici saluer le Président du Faso pour la création du ministère de la réconciliation dirigé par Son Excellence Monsieur le ministre d’Etat, Zéphirin Diabré en qui nous plaçons notre confiance pour le traitement de tous les dossiers ayant causé des torts aux familles de nos compatriotes, pour certains et ayant aussi porté atteintes à la sûreté de l’État pour d’autres.

Ainsi dans le processus de réconciliation qui est enclenché, nous espérons et croyons que les Burkinabè devront se réconcilier au terme de ce processus pour une société burkinabè plus tolérante et réconcilier avec elle même”.

M. Nawatalba Désiré YAMÉOGO/ NDY
Citoyen burkinabé