@Informateur.info- Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (Fpi), a procédé, jeudi, au dépôt de sa candidature à la commission électorale indépendante ( Cei). A l’occasion, il s’est adressé aux Ivoiriens et aux militants de son parti. Ci-dessous sa déclaration.

«Ce jeudi 27 août 2020, nous venons de procéder, à 10h40, au dépôt de notre candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. Nous nous présentons à cette élection animés de grandes ambitions pour notre pays.

Je veux être le candidat de tous les Ivoiriens. Du nord au sud-est à l’ouest, être le candidat de l’unité nationale, de la réconciliation nationale, parce que ce pays à trop souffert de la division de ses fils et de ses filles. C’est pourquoi j’ai inscrit, en première, comme axe central de mon action, la renaissance de cette nation pour la grandeur du peuple ivoirien. La renaissance pour fonder une nation puissante, démocratique et écologique, unie dans sa diversité socioculturelle, ouverte sur le monde, dons la prospérité est durable, assise sur une économie industrielle et diversifiée. Ce programme renferme l’ensemble des préoccupations de nos compatriotes. Qu’il s’agisse de la refondation de notre Etat qui n’a pas su être à la hauteur des attentes des populations, à cause de la grande centralisation du pouvoir qui a dégénéré en dictature, qui a dégénéré en inégalité sociale.

Je veux rebâtir la nation ivoirienne sur le principe de la subsidiarité et dans l’éthique de la sollicitude. Subsidiarité à travers la décentralisation, mais aussi, à travers les Etat généraux de la république pour fonder la réconciliation nationale des filles et fils de ce pays. Mais aussi, à travers la renaissance économique pour transformer structurellement notre économie, qu’elle ne soit pas uniquement dépendante du binôme café-cacao, que ce soit une économie industrielle, parce qu’aujourd’hui une grande économie est d’abord une économie industrielle.

Mais aussi, pour développer le capital humain, parce que c’est avec les hommes qu’on construit une nation. Or aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’école, de la santé, des conditions de vie des populations, notre pays n’a pas le capital humain nécessaire. L’école a été un échec, la santé n’existe pratiquement plus, les hôpitaux sont devenus des mouroirs. Il faut rebâtir tout cela pour qu’on ait un peuple saint, un peuple en vigueur, qui peut prendre en main son développement, en disposant de toutes ses capacités physiques et morales.

Mais nous voulons aussi transformer notre économie en nous basant principalement sur la transformation industrielle de nos matières première. Il est aberrant et scandaleux que, soixante ans après l’indépendance, la Côte d’Ivoire continue de vivre à travers l’exportation de matières premières brutes. Nous devons transformer le café, le cacao, nos matières première vivrières, pour que nous pussions créer de la valeur ajoutée, de l’emploi pour les jeunes. Nous voulons aussi que la Côte d’Ivoire soit une référence en matière écologique. Parce que l’écologie, le réchauffement climatique, sont aujourd’hui des défis mondiaux que la Cote d’Ivoire doit contribuer à relever au niveau international.

Nous voulons repositionner notre pays sur l’échiquier international à travers une diplomatie dynamique, contribuer à l’intégration ouest-africaine et à l’intégration africaine, prendre une part importante dans les grands débats internationaux, qu’il s’agit de la migration, qu’il s’agisse de développement, qu’il s’agisse du réchauffement climatique, la voie de la Côte d’Ivoire doit compter sur l’échiquier international. C’est au nom de toutes ces valeurs, de tous ces principes et de tous ces défis que je suis candidat. C’est au nom du Front populaire ivoirien que je suis candidat.

Je voudrais appeler tous nos militants, quel que soit les positions qu’ils ont pu prendre à un moment donné ou à un autre, au rassemblement ; le rassemblement pour l’alternance démocratique, le rassemblement pour mettre fin aux souffrances endurées par notre peuple, le rassemblement pour permettre au président Laurent Gbagbo, à Charles Blé Goudé, de rentrer triomphalement en Côte d’Ivoire, au lendemain du 31 octobre ; parce que leur retour sera le premier acte politique que je poserai pour sceller la réconciliation nationale».