@Informateur.info- Deux semaines après l’opération de déguerpissement des emprises des trottoirs dans certains quartiers de Yopougon, les petits vendeurs et des commerçants se réorganisent Informateur.info est retourné sur quelques artères. Le constat est que les vendeurs sont toujours présents, du moins quelques-uns qui se sont réinstallés malgré eux à côté où sur les décombres de leurs anciennes installations. Pas question de baisser pavillon, semblent-ils, s’être passés le mot. C’est une question de survie. En effet, tout au long de la rue qui traverse le carrefour Oasis et celui de Sorbonne dans le sens Ananeraie-Maroc, les gravats de murs rasés et des détritus de hangars, jonchent encore par endroit, les trottoirs. Témoignage éloquent du récent passage des bulldozers destructeurs, envoyés par la municipalité pour assainir les artères. Mais sur les décombres, plusieurs vendeurs et vendeuses se sont réinstallés. Que ce soit à l’emplacement de l’ancien point poulets chauds devenu entre-temps une boite de nuit ou aux abords du carrefour oasis, les tables de vente sont réapparus, à certains lieux sur le trottoirs. «Je me suis réinstallée là le lendemain du passage des machines. Si je fais une journée sans vendre on ne mangera pas à la maison», lance une dame qui tient un commerce d’Aloco et du poisson. A quelques encablures, sur le même alignement on retrouve un point de vente de la viande du porc bien réinstallé. Le constat est que les petits vendeurs ne peuvent pas s’empêcher de «recoloniser» les trottoirs faute d’espaces alternatifs.

Du quartier Ananeraie, nous mettons le cap du côté de la Sicogi, précisément au terminus 47. Les trottoirs des artères de ce quartier qui ont connu, il y a 3 semaines, son énième déguerpissement sont de nouveau occupés. Les maquis délogés sur le terrain qui sert d’espace vert à la Sicogi ont réapparu et accueillent toujours leur clientèle habituelle. Idem du côté de la voie qui longe le carrefour William Ponty à la Mairie dans le quartier Selmer, où malgré les casses, plusieurs maquis prospèrent toujours. Comme on le voit, la volonté d’assainir les trottoirs butte sur la résistance des petits commerces. Moyen de survie de milliers de familles.

Charlène ADJOVI

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