@Informateur.info- L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a foulé, jeudi, le sol de ses ancêtres, dix ans après son transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI) où il a été jugé et acquitté des faits de crimes contre l’humanité suite à la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011.

C’est à 16h 15 que l’avion transportant l’ancien chef de l’Etat de Côte d’Ivoire ( octobre 2000-avril 2011) s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international Félix Houphouet-Boigny de Port-Bouët, au sud d’Abidjan.

Vêtu d’une chemise blanche, Laurent Gbagbo tenu par les bras par Kuyo Téa Narcisse, son Chef de cabinet et Nady Bamba, sa deuxième épouse, est apparu décontracté à la grande joue de ses nombreux partisans qui ont effectué le déplacement pour l’accueillir, dans la liesse populaire, en dépit de l’impressionnant dispositif policier déployé.

Laurent Gbagbo n’a pas manqué de faire une accolade à Simone Ehivet Gbagbo, l’ex-première Dame présente à l’accueil malgré “l’interdiction”. Plusieurs chefs traditionnels et représentants de partis politiques étaient, également, présents à l’aéroport où les forces de l’ordre débordées ont fait usage, parfois, de gaz lacrymogènes pour repousser les militants et partisans de l’ex-pendionnaire de La Haye, sortis massivement pour l’événement.

C’est à bord d’un véhicule blindé de type 4×4 que Laurent Gbagbo s’est fondu dans le long cortège pour son QG de campagne de l’élection présidentielle de 2010, sis au quartier Attoban, dans la commune de Cocody où, selon toute vraisemblance, il devrait s’adresser aux nombreux militants de son qui l’y attendent depuis les premières heures de la journée.

Jean-François FALL