@Informateur.info- La composition du premier gouvernement du nouveau chef de l’État algérien, Abdelmadjid Tebboune, a été rendue publique, jeudi 2 janvier 2020, soit deux semaines après la prise de fonction du successeur du président Abdelaziz Bouteflika qui a dirigé le pays pendant deux décennies.

Dans cette équipe constituée par le Premier ministre Abdelaziz Djerad, nommé le 28 décembre par Abdelmadjid Tebboune, on retrouve des noms connus qui figuraient, déjà, dans le dernier gouvernement du président Abdelaziz Bouteflika.

Il s’agit de Sabri Boukadoum qui conserve le portefeuille des Affaires étrangères, Kamel Beldjoud qui laisse le portefeuille pour celui de l’Intérieur. Belkacem Zeghmati et Mohamed Arkab conservent, respectivement, les ministères de la Justice et de l’Énergie. Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, quand Tayeb Zitouni conserve, aussi, son portefeuille de ministre des Moudjahidine (anciens combattants) qu’il occupe sans interruption depuis 2017.

Trois autres ministres, Farouk Chiali (Travaux publics), Sid Ahmed Ferroukhi (Pêche) et Hassane Mermouri (Tourisme), ont déjà occupé ces portefeuilles sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika.

Parmi ses 39 membres, le gouvernement compte sept ministres délégués et quatre secrétaires d’État. Il compte également cinq femmes. Principale caractéristique, le gouvernement ne compte pas de vice-ministre de la Défense comme par le passé, le président de la République est étant, traditionnellement, ministre de la Défense.

Élu dès le premier tour avec 58 % des voix, le 12 décembre dernier au terme d’un scrutin présidentiel de 40% de taux de participation, Abdelmadjid Tebboune (74 ans) s’était engagé, lors de sa prestation de serment, à entamer rapidement “des consultations pour rédiger une nouvelle Constitution, à lutter contre la corruption et à diversifier l’économie”.

Geneviève MADINA avec France 24