HIInformateur.info- Le Premier Ministre de la transition burkinabé, Yacouba Isaac Zida a regagné Ouagadougou cet-après midi après une visite d’amitié et de travail qui a duré 48 heures. Ce mardi 07 juillet, Yacouba Isaac Zida a rencontré à l’hôtel Ivoire à Cocody la communauté burkinabé vivant en Côte d’Ivoire. L’occasion était belle pour la diaspora burkinabé de poser les questions qui lui tiennent à cœur. Entre autres sujets abordés, le report du droit de vote des burkinabè de l’extérieur, la question du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) et l’affaire du Mont Péko. S’expliquant sur le report du vote de la diaspora burkinabé, Yacoua Issac Zida a indiqué que la question est d’ordre financier. Il a fait savoir à ses compatriotes que le budget de l’organisation des élections au Burkina est fixé à 54 milliards. « Si la diaspora devrait voter, il faudra ajouter à ce montant 50% », a-t-il dit. Des moyens dont le Burkina Faso ne dispose pas à l’en croire. A preuve, le Premier Ministre a fait le point  financier réuni à ce jour en relevant qu’il reste 25 milliards à mobiliser. Même s’il se dit confiant quant à la mobilisation de ces montants. Toutefois le Premier Ministre burkinabé a laissé plus d’un de ses compatriote sur sa faim quand la possibilité du vote de la diaspora en 2020. Ce, quand il a affirmé que pour que cela se fasse, il va falloir que le code électoral soit à nouveau réviser. Ce qui a été perçu par l’assistance comme un autre obstacle à surmonter avant 2020.

CteRépondant à une question qui lui a été posée sur ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire RPS», Yacouba Isaac Zida a surpris plus d’un par sa réponse. « Ils sont jaloux de moi », a-t-il lancé. Estimant que lorsqu’un membre d’une famille réussie cela suscite parfois des jalousies. Toutefois Zida a promis que cette affaire sera réglée et ne compromettra rien. L’autre sujet majeur qui lui a été soumis par ses compatriotes c’est le cas des arrestations du Secrétaire Général, Kiébré Seydou et de deux autres burkinabè (détenu à la prison de Man depuis mars 2015) pour avoir dénoncé le racket des autorités préfectorales sur les revenus du cacao des clandestins du Mont Péko. Une détention que le Mouvement ivoirien des droits de l’homme  juge « d’arbitraire». Et a même confirme ce qu’il a qualifié de « Crime organisé » par les autorités locales de Duékoué. Répondant à cette question le Premier Ministre Burkinabé a dit n’avoir pas été informé de ces arrestations. Toutefois, il a promis s’informer. Tout comme il s’est montré préoccupé par le sort des occupants du Parc dont le déguerpissement est imminent.

Dalima Dahoué, Informateur.info