PUBLICITE


En marge du 5ème sommet Afrique-Europe qui se tient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le président français Emmanuel Macron a accordé, ce mercredi 29 novembre 2017,  un entretien à la chaîne de télévision France 24. Il est revenu sur le scandale des migrants vendus aux enchères en Libye, les relations entre la France et l’Afrique, le financement de la Force conjointe G5 Sahel, et, surtout, sur ‘’l’incident’’ de Ouagadougou où il a semblé ‘’ridiculisé’’ son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Face aux journalistes de France 24,  Emmanuel Macron n’a éludé aucune question et s’est prêté de bonne grâce à leurs préoccupations. Intervenant sur la question des migrants noirs bloqués en Libye dont la chaîne de télévision américaine CNN  a par ailleurs mis au grand jour le scandale de la vente aux enchères, Macron a clairement laissé entendre qu’il fallait ‘’dénoncer et agir pour combattre les réseaux de passeurs’’ qui alimentent le phénomène. Il a affirmé que la France, en lien avec l’office chargé de la migration, s’engageait à ‘’ramener les femmes et les hommes en difficultés dans leurs pays d’origine’’. Abordant la question de la démocratie qui serait en recul sur le continent africain, le Chef de l’Etat français a fait part de la délicatesse du sujet. «Je suis très vigilant et précautionneux sur la question de la démocratie en Afrique. On ne peut pas, depuis Paris, imposer une ligne de conduite aux dirigeants africains. Ce serait prétentieux», a-t-il indiqué. Selon lui, il appartient à l’UA d’interférer dans les affaires des Etats africains afin d’amener les différents pouvoirs à s’enraciner dans des pratiques plus démocratiques. Interrogé sur le  Togo  où une famille détient le pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, Emmanuel Macron n’a pas botté en touche. «La conservation du pouvoir pendant longtemps par une même famille n’est pas une bonne chose. Je souhaite que le pluralisme soit respecté au Togo et que l’opposition puisse manifester librement». Il a ensuite réaffirmé ce qu’il a déjà dit à Ouagadougou  face aux étudiants burkinabè, à savoir que ‘’la France n’a plus de politique africaine’’. Au journaliste qui est revenu sur la ‘’polémique’’ soulevée par la ‘’pique’’ adressée à son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré,  le No1 français a répondu qu’il  regrettait qu’il ne soit pas possible de faire de l’humour parce qu’on est un Chef d’Etat. Il a ensuite indiqué qu’il aurait tenu les mêmes propos face à un dirigeant européen. « C’est ridicule. On peut plaisanter de soi et de l’autre », a-t-il rappelé. A propos de la Force conjointe G5 Sahel, il a affirmé qu’il a obtenu de nouveaux ‘’financeurs’’, réaffirmant sa détermination à lutter contre le terrorisme. «Si nous n’arrivons pas à les neutraliser, ils vont désorganiser beaucoup d’Etats», a lancé Emmanuel Macron.

René Ambroise Tiétié

 

 

PUBLICITE


Articles connexes

Leave a comment