Guillaume Soro

Informateur.info- La diaspora burkinabé en Côte d’Ivoire a perdu un peu de sa sérénité depuis que le tribunal militaire burkinabé a émis le mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne (PAN). Bien avant, l’affaire des écoutes téléphoniques dont l’émission du mandat découle, n’en avait pas moins constitué un sujet de préoccupation pour cette forte communauté étrangère qui pensait avoir soldé ses déboires en terre ivoirienne avec la fin de la crise de 2011. Que non ! « Si la diaspora burkinabé respire aujourd’hui un air de paix et de liberté en Côte d’Ivoire, elle sait très bien à qui elle est redevable», pense t- on du côté du Conseil. Voir aujourd’hui les nouvelles autorités burkinabè en conflit ouvert avec la Côte d’ Ivoire ne rassure guère cette diaspora. Qu’adviendra t-il d’eux si les autorités burkinabè poussaient la toupie en maintenant le mandat d’arrêt au détriment du règlement par la voie diplomatique telle que préconisée par le président Alassane Ouattara?
Pour se faire une idée nette des sentiments des autorités ivoiriennes, notamment ceux du président de l’Assemblée nationale vis-à-vis de la communauté burkinabé vivant en Côte d’Ivoire, le président du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire, Salogo Mamadou a, selon nos sources, sollicité auprès du PAN une audience. Objectif, mieux comprendre la crise qui prévaut et impliqué la diaspora dans un règlement pacifique. La même démarche, apprend t- on, a été initiée par le CNBCI auprès de la présidence du Faso où une demande d’audience aurait été déposée en mi-janvier, sans suite pour l’heure.
Jean François Fall
Informateur.info