• C’est une démarche d’apaisement et non de désaveu aux autorités de Ouaga, selon Kindo

Informateur.info- La visite de la jeunesse du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), section ivoirienne, chez le chef du parlement ivoirien ne semble pas être du goût de certains qui y voient un soutien à ce dernier et un désaveu aux autorités burkinabé. En effet, depuis hier, et ce après que le site web guillaumesoro.ci a publié le compte rendu de cette rencontre qui a été repris par notre rédaction, c’est une levée de bouclier contre cette jeunesse du parti de Roch Marc Christian Kaboré en Côte d’Ivoire. Et pourtant, l’idée murie par Kindo Souleymane et ses camarades ne visait pas un soutien au président de l’Assemblée nationale mais à prendre langue avec lui en vue d’initier en synergie des actions de plaidoyer pour un règlement diplomatique de l’affaire des présumées écoutes téléphoniques et du mandat d’arrêt émis par les autorités burkinabé. Selon le président de cette jeunesse, Kindo Souleymane, que nous avons joint au téléphone : « il ne s’agit pas d’un soutien mais d’exposer au chef du parlement ivoirien les voies et moyens de notre implication dans la consolidation des liens d’amitiés et de fraternité entre nos deux Etats. Nous ne pouvons pas assister  à la détérioration des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina sans réagir. Et le fait que nous soyons du parti au pouvoir au Burkina est un signal fort en faveur de la paix».

Mpp-ciPour le président de la jeunesse du MPP section Côte d’Ivoire, le président Guillaume Soro a, plus d’une fois, manifesté son attachement au Burkina Faso. «Nous ne pouvions que nous associer à cet élan pour prôner l’apaisement des cœurs et promouvoir le raffermissement des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso», a précisé Kindo Souleymane qui n’a pas manqué d’exhorter ceux qui commentent de travers cette rencontre qui s’est déroulée en plein jour de n’y voir qu’une «démarche d’apaisement et non de désaveu aux autorités burkinabé». Comme pour dire qu’en pareille circonstance, l’inaction n’est pas recommandée. «Que les choses soient comprises de cette manière», a-t-il conclu.

Jean François Fall

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