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@Informateur.info-  Dans un article intitulé «Conseil des hommes d’affaires Burkinabè: Il y a de l’eau dans le gaz» publié le 10 septembre dernier, Informateur.info, relevait  que  9 mois après sa création ledit Conseil fonctionnait avec un bureau incomplet et évoquait une contribution financière  dont le Conseil aurait fait dans le cadre d’une activité sportive parrainée par le ministre burkinabè du Commerce en juin dernier à Abidjan. En l’absence du président du Conseil au moment où nous publiions l’article, nous avons promis y revenir.

Ce lundi 30 septembre 2019, nous avons rencontré Moussa Ouédraogo, président du COEBCI, en compagnie de M M Kindo Issaka et M. Bonané Bernard, respectivement Secrétaire général, et Chargé de la communication du Conseil. En présence de ses proches collaborateurs, Moussa Ouédraogo a d’abord tenu à «saluer» le travail d’informations générales qu’abat Informateur.info et dit «prendre positivement les critiques portées à son encontre dans la mesure où elles permettent de garder les pieds sur terre».

Cependant pour une meilleure compréhension, Moussa Ouédraogo donnera quelques précisions sur le bureau qu’il préside. «Au niveau du bureau je voudrais dire que les structures ont été mises en place convenablement et conformément aux statuts et règlements intérieur», a-t-il indique d’emblée. Et de poursuivre : «Il se trouve que pour des raisons diverses, certains membres du bureau ne se sont pas mis à jour conformément aux clauses des textes. D’autres n’ont jamais participé aux activités de l’association. D’où le sentiment de postes vacants».

Quant à l’impatience des nouveaux adhérents ainsi que celle des opérateurs économiques de l’intérieur, le président du COEBCI dit comprendre parfaitement cette situation. «En moins d’un an d’existence, nous pensons avoir donné le meilleur de nous-mêmes pour mériter déjà, comme vous pouvez le constater le crédit, l’accompagnement et les encouragements des autorités. Je crois que très bientôt des solutions seront trouvées en ce qui concerne la représentation du Conseil dans les différentes villes de la Côte d’Ivoire», a-t-il rassuré.

A(relire) Conseil des hommes d’affaires Burkinabè: Il y a de l’eau dans le gaz (Acte1)

En ce qui concerne l’activité sportive parrainée par le ministre burkinabè du commerce et de l’industrie, Harouna Kaboré, en juin 2019 à Abidjan, le président du COEBCI estime qu’il  y a une précision à faire quant à la contribution financière de sa structure. «Le bureau exécutif a retenu quelques activités à mener en 2019. Au nombre de ces activités, il y avait l’organisation d’une formation de ses membres, la participation aux travaux d’Africallia, la participation à l’organisation du tournoi de football de la jeunesse ivoiro-burkinabè, la participation au sommet du Traité d’Amitié et de coopération ivoiro-Burkinabè (TAC) entre autres» a-t-il énuméré.

Selon Moussa Ouédraogo, pour le succès de toutes ces activités, notamment la formation des membres et le tournoi sportif qui se sont déroulés en juin 2019, le Conseil a dû adopter un budget. «Ce budget nous a permis de faire la location de la salle où s’est tenue la formation en présence du ministre du Commerce qui nous a fait l’honneur de nous instruire sans contrepartie sur les opportunités d’investissements au Burkina, , de confectionner les banderoles, d’assurer la restauration des participants et de soutenir les organisateurs du tournoi», explique-t-il.

Pour  Moussa Ouédraogo, le bureau exécutif avait pris l’engagement d’exécuter un certain nombre d’activités. «C’est sous cet angle que les choses doivent être vues. Parce que c’est dans cette même dynamique d’actions que nous sommes allés au sommet du TAC à Ouagadougou et avons pu faire des dons aux déplacés internes», a-t-il rectifié.

Le président du COEBCI s’est aussi réjoui de l’audience que le président du Faso a bien voulu accorder à lui et sa délégation en marge du TAC. «Au président du Faso, au ministre du commerce, au ministre des Burkinabè de l’étranger, à sa Majesté Moogho Naaba Baongo II, au Larlé Naaba, à l’ambassadeur Mahamadou Zongo,  au Consul général d’Abidjan et à l’ensemble des personnalités qui nous ont fait l’honneur de nous ouvrir leurs portes, je voudrais ici leur réitérer tout la gratitude des membres du Conseil», a-t-il remercié.

Avant de conclure en ces termes : «Le COEBCI est un vaste chantier qui a besoin de l’accompagnement sincère et des observations objectives. Nous ne sommes pas fermés aux critiques constructives. C’est pourquoi nous encourageons les médias à nous soutenir».

Jean François FALL

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