@Informateur.info- Comme annoncé, les délégués consulaires en grève depuis le lundi 19 avril dernier contre Snedai, ont été reçus, mercredi de 11 heures à 15 heures, par Benjamin Nana, Consul général du Burkina Faso à Abidjan, à la demande de ce dernier. Une rencontre qui s’est avérée au final tripartite, puisque l’opérateur Snedai était de la partie avec son représentant Zoungrana Etienne.

Selon les informations recoupées chaque point, objet du courroux des délégués consulaires, ont été débattus en toute franchise par les parties. On retient de cette réunion que Snedai s’est engagé à délivrer toutes les cartes consulaires en souffrance depuis 2020  au plus tard le 3 mai prochain. Une promesse surréaliste mais dont le Consul Général a été témoin. Les délégués qui ne demandent qu’à voir ont pris acte.

Seul point pour lequel l’opérateur s’est montré impuissant, c’est la question de la valorisation de la prime des délégués fixée à 100 FCFA par enrôlement. La clé de répartition des 7.000 FCFA entre l’État burkinabè et Snedai ayant fait l’objet d’une convention, sa modification ne saurait provenir d’une seule partie.

Au regard donc de l’engagement pris par l’opérateur de la carte consulaire, devant le Consul général, de délivrer toutes les pièces en instance, estimées à des milliers, avant le 3 mai prochain, les délégués consulaires ont décidé de lever la grève pour montrer leur bonne foi. Mais surtout par respect pour l’autorité consulaire qui s’est trouvé dans une posture de facilitateur.

Un chose est certaine, la balle est dans le camp de l’opérateur qui a deux semaines pour tenir ses engagements. Dans le cas contraire, l’affaire ne concernera plus seulement les délégués consulaires, préviennent des associations qui s’organisent, mais toute la communauté.

Charlène ADJOVI