@Informateur-info- Après la sortie, mardi soir sur les réseaux sociaux du président de l’ Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique burkinabè, de gros nuages planent, désormais, sur la tenue à bonne date du scrutin présidentiel prévu en novembre prochain au pays des Hommes intègres.

A” Nous allons demander un audit international du fichier électoral. Si cela n’est pas fait, il n’y aura pas d’élections (…)”, a mis en garde l’opposant, dans une vidéo diffusée, mardi soir, sur sa page Facebook. Le Chef de file de l’opposition politique burkinabè s’appuie sur des soupçons d’un déficit de transparence dans la révision en cours de la liste électorale pour lancer l’alerte.

Selon lui, les informations en sa possession évoquent une “organisation de fraude” du Mouvement du Peuple pour le Progrès ( MPP, parti au pouvoir). Ce faisant, la sortie du Cfop résonne comme une sonnette d’alarme sur la tenue du prochain scrutin présidentiel au Burkina Faso.

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Cependant, à quelque cinq mois de cette échéance, une remise en cause de la révision du fichier électoral est plus qu’une sinécure. Déjà, tenir la présidentielle, cette année au Burkina, avec la partie septentrionale du pays occupée par des groupes terroristes relevait d’une gageure. Avec une situation sécuritaire branlante, l’organisation de la présidentielle en novembre posait un problème.

Si à cela, il faut ajouter l’audit complet du fichier électoral, comme l’y tiennent Zéphirin Diabaté et l’opposition politique, il y a fort à parier que le scrutin est en pointillé. Ou à tout le moins, on peut s’attendre à une crise pré ou post-électorale dans le pays. Combien de temps prendrait-on pour nettoyer ce fichier ? Des pays comme le Sénégal et la Guinée qui ont tenté l’expérience l’ont fait dans un délai supérieur à 5 mois. Pour expurger tous les non-nationaux ou mineurs, frauduleusement, inscrits sur les listings électoraux.

Avec cette exigence du chef de file de l’opposition, le spectre d’une crise entre le pouvoir et ses opposants n’est pas à écarter.

Alfred SIRIMA