Investigateur.net- «Biikanga nan bang’mam (ndlr : cet enfant me connaîtra, en langue mooré)», se serait juré Sankara Inoussa, Secrétaire Général du Mouvement pour le peuple et le Progrès (MPP), section Côte d’Ivoire, depuis Ouagadougou où il vit un exil qui ne dit pas son nom. Selon, nos sources, proches de celui dont nous avons dénoncé des pratiques peu catholiques d’enrichissement et qui a vainement tenté de nous corrompre avec une voiture, l’homme qui serait très enclin au fétichisme promènerait nos noms chez des marabouts. L’objectif étant, dit-on, qu’il nous arrive un malheur qui nous réduise, sans doute à jamais, au silence. Voici les informations qui nous parviennent et que nous ne commenterons pas. Mais de toute évidence, Sankara Inoussa donne l’impression d’être aux abois en constatant que certains de ces actes le rattrapent ; surtout au moment où pendant son séjour à Ouagadougou, il  attendrait une rétribution «légitime» de son engagement financier dans la campagne du Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Pour notre part, nous publions ici l’acte 3 de notre dossier sur l’affaire.

  • L’insécurité, comme alibi

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La garde rapprochée de Inoussa Sankara à Abidjan

Il s’agit aujourd’hui des raisons sécuritaires évoquées par le représentant du parti du président burkinabè pour fuir la Côte d’ Ivoire. «Vous savez que ma résidence a été attaquée par deux fois à Abidjan. Si je restais-là, on m’aurait massacré. Ma présence à Ouaga est liée à mon agenda politique. Je suis même présentement chez le président de l’Assemblée nationale en attente d’être reçu. Je crois que je vais lui en parler parce que sait-on jamais. J’en parlerai également au ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko et au chef d’Etat-major Soumaïla Bakayoko», nous confiait Sankara Inoussa dans le cadre de sa défense dans l’accusation portée contre lui. A l’analyse, le fait que cet homme évoque des raisons sécuritaires pour fuir la Côte d’Ivoire intrigue à plus d’un titre. Et pour cause, ce sont au moins deux ex-combattants des forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), kalache en main et un chef de protocole en la personne du nommé  «Bombardement Salam» (issu du même village que lui) qui assuraient, de jour comme de nuit, dans la capitale ivoirienne, la sécurité du Sg Sankara Inoussa. Comment avec une telle sécurité qui ne se justifie-même pas d’ailleurs, le Secrétaire général du parti du président burkinabè en Côte d’Ivoire peut-il se sentir en insécurité comme le serait un citoyen lambda d’un quartier précaire d’Abidjan?

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Le protocole de Sankara Inoussa à Abidjan

Prenons au mot Sankara Inoussa qui dit ceci : « (…) J’en parlerai également au ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko et au chef d’Etat-major Soumaïla Bakayoko». Une telle déclaration pleine d’assurance de la part de l’émetteur a le mérite de la clarté. Il ne fait aucun doute à la lecture que l’homme connaît bien ces personnalités qu’il cite. Or le ministre d’Etat Hamed Bakayoko est le ministre de la Sécurité en Côte d’Ivoire, Soumaïla Bakayoko étant quant à lui le chef l’état-major des armées ivoiriennes. Tout ce beau monde devrait pouvoir veiller sur Sankara Inoussa. Que craint-il alors? Quand on se targue de pouvoir leur parler d’une affaire dans laquelle l’on est citée, c’est qu’on peut leur demander de garantir sa sécurité. Lire la suite sur Investigateur.net