@Informateur.info- 32 ans après son assassinat, le procès de Thomas Sankara, président du Conseil national de la Révolution, reste toujours attendu par ceux qui se réclament de lui. Le dossier judiciaire bute encore sur des obstacles.

A 24 heures des festivités du 15 octobre 1987, date de la mort du ”père” de la révolution au Faso, on en sait davantage sur ces derniers obstacles au jugement de l’affaire Ministère public et ayant-droits de feu Sankara contre X. Il s’agit notamment de l’attente du 3eme lot de documents déclassifiés par la France et l’exécution des mandats d’arrêt émis contre l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando.

Tous deux objets d’une procédure d’extradition lancée depuis mars 2016. ”Le dossier judiciaire a connu une évolution notable avec de nouvelles inculpations et le reversement par la France de 2 lots de documents déclassifiés. Mais, le collectif des Avocats du Burkina, de France et du Canada est préoccupé par deux obstacles majeurs dont le 3eme lot des dossiers déclassifiés et la non exécution des mandats d’arrêt”, apprend Me Bénéwendé Sankara dans le communiqué de lancement de l’anniversaire de la mort de son mentor. Comme vous le constatez, écrit Me Sankara, ” le dossier Thomas Sankara est compliqué.

Mais, face aux réticences, il y a la résistance et la persévérance des familles et des avocats constitués qui fondent leurs espoirs sur les engagements publics pris par les autorités burkinabè et françaises. Mais aussi sur le professionnalisme et la sérénité avec les lesquels travaille le Juge d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou”.

Dans sa note, le membre influent du collectif des avocats des ayant-droits espère que les avancées relativement à ces obstacles permettront de boucler le dossier rapidement, afin que 2020 soit l’année du procès tant réclamé par les proches du capitaine Sankara et de 12 compagnons tombés avec lui. ”L’espoir est permis et nous osons espérer que 2020 verra la clôture de l’instruction de ce dossier pour nous permettre d’aller vers une autre étape : celle du jugement à proprement dit. En tout état de cause, aucune transaction politique ne peut se faire sans le respect du tryptique Vérité-Justice-Réconciliation”, soutient le président du parti Unir-PS.

Alfred SIRIMA

Correspondant Informateur.info