@Informateur.info- Plateforme numérique d’informations offrant à la fois la possibilité aux étudiants burkinabè de s’inscrire dans les universités publiques et privées de leur choix, Campusfaso s’avère un véritable tamis pour le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

En effet, près de 500 étudiants venant de la Côte d’Ivoire, si l’on en croit le ministre Alkassoum Maïga, aurait falsifié leurs relevés de notes pour s’octroyer les moyennes requises pour l’inscription.

«Nous avons constaté que la plupart n’étaient pas des notes qui avaient été renseigné au baccalauréat. Nous avons alors fait un communiqué pour leur donner l’occasion de revenir pour renseigner les vraies notes, parce qu’ils étaient nombreux. Il y’en a qui sont revenus, il y en a qui ont corrigé, il y en a qui ont persisté. Il y a des gens qui ont posé des actes assimilables à de la fraude», dénonçait, le Pr Alkassoum le 18 mars dernier lors d’une conférence de presse. Estimant qu’en tant que ministre, il ne pouvait plus faire quelque chose pour ceux qui ont délibérément persisté dans la fraude.

Mais l’affaire des 500 étudiants n’est pas le premier cas de fraude que Campusfaso a permis de détecter et de traiter. Si l’on en croit toujours le ministre, en 2018 déjà, le ministère avait dû faire face à une situation similaire. «En 2018, à l’Ufr des santés, il y a eu une trentaine  d’étudiant qui avaient fabriqué des faux relevés et qui s’étaient inscrits et avaient commencé les cours. Ils étaient assez avancés», rappelle Alkassoum Maïga. Précisant que «la plupart sont étaient venus des pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire. Quand nous avons eu accès à la base de données, nous avons constaté qu’ils avaient modifié leurs relevés pour avoir la moyenne requise pour aller en médecine. Nous avons pris la décision de les renvoyer tous, ils ont tous été renvoyés de la faculté de médecine de l’UFR des sciences des santés».

Ces cas de fraudes décelés, faut-il le préciser, le sont grâce à l’informatisation et à la numérisation du processus d’inscriptions. Ce qui permet en amont la vérification des données et de sanctionner toute fausse déclaration.

Alfred SIRIMA