@Informateur.info- Yves Fealoh Bai, Président de l’Organisation non gouvernementale (ONG) ‘’Actions d’Avenir ‘’ soupçonné de ‘’ trahison’’ après une conférence publique où il exhortait le chef de l’Etat ivoirien à renoncer, ‘’pour la paix dans le pays’’, à un 3è mandat, reçoit des menaces de mort anonymes. «Tu penses qu’on joue avec le RHDP (ndlr : Rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie (au pouvoir). Tu ne peux pas dire être avec nous et faire de telles déclarations. Tu ne peux pas avoir été financé par nos cadres et tenir de tels propos. Tu finiras comme Samba Traoré, car tous les traites doivent connaître le même sort», tel est le contenu du message reçu à deux reprises, le mardi 23 avril à 00h16mn et 00h18 mn par le jeune Yves Baï.

Son crime, c’est d’avoir appelé «pour la paix en Côte d’Ivoire», selon lui,  le président ivoirien Alassane Ouattara et ceux de sa génération à se retirer de la course à la présidentielle 2020.

«En 10 ans, le président Ouattara a beaucoup fait pour le pays. Nous lui en sommes reconnaissants. Mais comme la Constitution n’autorise pas plus de deux mandats, il est de son devoir de renoncer à un troisième mandat comme tentent de le pousser certains de ses suiveurs», avait déclaré lors d’une conférence le 30 mars, le président de ‘’Actions d’avenir ‘’, relayée par la presse.

Il n’en fallait pas plus pour mettre à prix la tête de M. Baï «le traite», bon pour la guillotine comme Samba David, ce jeune président de Renouveau PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) d’Abobo retrouvé mort dans des «conditions troublantes» dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mars après une manifestation au cours de laquelle l’ex-militant du PDCI dénonçait le projet de création du parti unifié RHDP. Depuis lors, Yves Baï vit dans la clandestinité au grand désarroi de sa famille.

L’ONG “Actions d’avenir” œuvre pour les droits de l’homme, l’éducation et l’entreprenariat.

Yannick KOBO

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