@Informateur.info- «Démocratie dans l’espace CEDEAO, source de Paix ou de Crise : Cas de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry». Ce thème était au centre d’une conférence publique initiée, ce samedi 17 octobre,  par l’Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP).

Dans son propos introductif, le président de l’ADP, Abraham Badolo a estimé que «notre thème va mettre sous les projecteurs l’état de la démocratie dans deux pays membres de la CEDEAO. Il s’agit de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry. Depuis plusieurs mois, ces deux pays sont au cœur de débats houleux sur la problématique des troisièmes mandats. Du stade du débat, l’adversité entre les protagonistes en Côte d’ivoire et en Guinée Conakry s’est déportée dans la rue avec son corollaire de morts, d’exacerbation de la violence, de remise en cause de droits humains, de détérioration du tissu social, de fragilisation du tissu économique et de prise en otage de la paix. Le spectre du chaos plane à nouveau sur ces deux pays».

S’appuyant sur le postulat du président Nigérien, Mahamadou Issoufou qui a clairement déclaré qu’il ne ferait pas un 3é mandat dans son pays et qui promet des élections libres et transparentes pour le choix de son successeur, Abraham Badolo dira que «La limitation des mandats participe à la stabilité du pays, à la stabilité des institutions et à la consolidation de la démocratie».

Cependant, constate avec regret le président de l’ADP «malheureusement,  dans l’objectif de ruser avec les textes fondamentaux de leurs pays, les présidents Alassane Dramane Ouattara et Alpha Condé viennent d’inscrire leurs pays dans l’œil du cyclone». Et de s’interroger : «Comment ces deux anciens opposants historiques qui avaient suscités beaucoup d’espoir à leur accession à la magistrature suprême, ont pu se muer progressivement en des pourfendeurs de la démocratie?»

Abraham Badolo en appelle donc à l’intervention de la communauté internationale pendant qu’il est encore temps en Guinée et en Côte d’Ivoire. Ce, «afin d’éviter l’hécatombe en gestation», a-t-il conclu.

A sa suite, l’analyse politique Siaka Coulibaly a entretenu le public, majoritairement, composé des étudiants des universités Joseph Ki Zerbo et Thomas Sankara sur le thème du jour. Ce dernier fera le constat que la jeunesse est de plus en plus apte à prendre ses responsabilités dans la gestion de la chose publique. Il a également insisté sur l’éthique et le sens du respect des constitutions.

Alfred SIRIMA