@Informateur- La Côte d’Ivoire peine à refermer la parenthèse des querelles identitaires. A un peu moins d’un an de la prochaine présidentielle prévue en octobre 2020, les débats sur la nationalité sont remis au goût du jour.

Si le pays pensait avoir fini avec cette question, la polémique suscitée par les propos d’Henri Konan Bédié, président du PDCI le 14 novembre dernier ont marqué la résurgence de ce débat.

Pour rappel, l’ancien président ivoirien avait sérieusement mis en doute la nationalité ivoirienne des militants du RHDP présents à la rentrée politique de leur parti en France il y a quelques semaines.

« Le RHDP a fait son meeting à Paris avec de faux militants. Ils sont allés chercher des Maliens et ont partagé 100 euros », avait déclaré l’ancien allié d’Alassane Ouattara passé depuis plusieurs mois dans l’opposition.

Ces propos du père de l’Ivoirité ont suscité et continuent de susciter de vives réactions notamment sur les réseaux sociaux ivoiriens.

Comme bien souvent, deux camps s’opposent à coups de commentaires parfois très durs. Les Ivoiriens favorables au discours du Sphinx de Daoukro et ceux qui qualifient cette sortie de véritable « dérapage ».

Citée comme l’une des causes ayant entrainé la rébellion armée de septembre 2002, la question identitaire sera à n’en point douter un élément important de la campagne présidentielle en 2020.

Nul doute que chacune des parties en course va tenter de l’activer pour rallier des voix. La Côte d’Ivoire n’en n’a pas fini avec cette question qui pollue sa scène politique depuis plusieurs années.

Steven IBRAHIM