@Informateur.info- Abidjan, la capitale économique ivoirienne ressemble à une ville morte, 48 heures après un scrutin présidentiel émaillé de violences meurtrières et dont les résultats sont attendus dans la psychose.

Pourtant, officiellement, ce lundi 2 novembre, au lendemain de la fête de la Toussaint, n’est pas un jour férié. Mais les Abidjanais, dans leur grande majorité, ont préféré se terrer chez eux, dans l’attente des résultats de la présidentielle de samedi dont les premiers résultats provisoires communiqués par la CEI, l’organe chargé des élections dans le pays, irritent les populations.

“On ne sait pas ce qui va se passer à l’annonce des résultats. Avec la sortie médiatique, dimanche, de l’opposition, il y a à craindre que les choses ne dégénèrent”, commente Albert Sékongo, gérant de cabine. La plateforme de l’opposition a averti qu’elle ne reconnaîtra ces élections présidentielles et a appelé à la “mise en place d’une transition civile afin de créer les conditions d’une élection présidentielle transparente et crédible”, tout en maintenant son mot d’ordre de “désobéissance civile”.

Pendant ce temps, les principales artères des communes comme Yopougon, Cocody, Adjamé, Plateau, quartier administratif et centre d’affaires …., d’ordinaire grouillant de monde, le premier jour de la semaine (lundi) sont, désespérément, désertes pour l’image d’une ville fantôme. Les commerces partiellement ouverts, le transport à compte-goutte. Tout est au ralenti.

Geneviève MADINA