Agir pour que le leadership monopolisé par les hommes laisse la place à l’égalité des chances et à la participation de tous, hommes et femmes. Ainsi pourrait-on expliquer la tenue de l’atelier sous-régional de femmes leaders venues des huit pays qui se tient au centre régional pour l’éducation à la culture de la paix (CRECP) sis dans l’enceinte de la Fondation  Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à Yamoussoukro. Un stage de formation organisé par l’organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture en collaboration avec la Fondation Félix Houphouët-Boigny regroupant des femmes leaders venues des pays membres de cette institution. Il s’agit, des Etats du Togo, du Niger, de la Guinée-Conakry, du Sénégal, du Mali, du Burkina-faso, du  Bénin et de la Côte d’Ivoire,  pays hôte. Pour la cheville ouvrière de cette rencontre d’échanges et de partage d’expériences, Dr Djénéba Doumbia, l’exclusion et la discrimination des femmes dans le processus de prise de décisions,  de l’accès aux sources et aux revenus sont considérés comme des facteurs expliquant la persistance de la violence dans nos sociétés. Alors s’interroge-t-elle : « Comment passer de cette prédominance  de la culture de la violence à une culture de la paix ? ». La conception que l’on avait du féminisme à l’époque permettait de présenter les femmes comme étant capables de se mettre au-dessus de la mêlée. A cet effet, elles étaient particulièrement celles qui réunissaient les qualités nécessaires pour présenter à travers l’éducation un projet de société pacifique sur la base de valeurs morales et sociales. Pour Doumbia Djénéba, si les femmes possèdent cette qualité intrinsèque, pourquoi ne pas les exploiter et les renforcer à travers une éducation à la paix pour tous les garçons et toutes les filles ? Cette perception morale des femmes, d’incarnation de paix n’empêche pas que celles-ci soient les premières victimes des violences. Elles paient un lourd tribut aux conflits armés en étant sujettes aux violences et aux autres traitements inhumains. C’est pour trouver une réponse à tout cela, que la rencontre à travers le thème : « L’engagement des femmes leaders dans la promotion de la culture de la paix en Afrique » trouve tout son sens. Car le genre est d’une importance capitale pour parvenir à la paix. Et l’histoire de l’éducation à la paix en particulier, confirme le fait que l’éducation à la paix et le genre vont de paire. Cet thème s’inscrit dans le plan d’action triennal 2016-2018 de l’ISESCO, qui accorde une priorité à la promotion intellectuelle et sociale de la femme, à sa participation dans l’action publique et au développement de ses capacités et potentiels créatifs.

Pour Mariam Ndiaye Niang, spécialiste de programmes à la direction de l’éducation à ISESCO avec pour siège  Rabat au Royaume du Maroc, la création du centre régional pour l’éducation à la culture de la paix (CRECP) en Côte d’Ivoire et son implantation à la Fondation Félix Houphouët-Boigny répond à cette vision. Avec pour mission de renforcer les capacités des cadres pédagogiques et de tout autre public de la sphère politique, administrative ; économique des Etats africains francophones membres de l’ISESCO dans le domaine de l’éducation à la culture de la paix. La femme ne saurait rester en marge de toutes ces priorités. Pour cela, il faudra  prendre en compte  la question du genre et  l’éducation à la culture de la paix comme une thématique nouvelle et prometteuse permettant à toutes et à tous de jouer véritablement le rôle de médiateurs, d’éducateurs, d’acteurs de paix et de réconciliateurs. lire la suite sur lageneraledepresse.net

 

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