Des tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit du mardi 9 janvier 2018, dans plusieurs quartiers de Bouaké, la deuxième grande ville de Côte d’Ivoire. A la base de ces tirs, des individus lourdement armés non identifiés, ont pris d’assaut  la Base du Centre de coordination des décisions opérationnelle (CCDO), de ladite ville. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures et ont fait selon un bilan officiel un blessé grave. Les dégâts matériels sont aussi considérables, vu l’état dans lequel était le camp du CCDO, situé au quartier «Sokoura» dans le nord de Bouaké, après l’attaque.

«Notre base CCDO de Bouaké a été attaquée dans la nuit par des individus armés. Les assaillants (un groupe de militaires) ont été repoussés après 02 tentatives. La zone à été ratissée par nos éléments. Nous n’enregistrons aucune perte en vie humaine », précise le CCDO de la ville de Bouaké, dans une note d’information parvenue  au site  lageneraledepresse. Selon des témoins, les tirs auraient commencé dans la journée du mardi 9, et ont dégénéré dans la soirée, plongeant ainsi plus de 600.000 habitants dans la terreur et l’angoisse.

D’après nos informations, à la base de cet affrontement deux principales causes. La première cause est un problème personnel opposant un groupe de militaires à un lieutenant du CDDO de Bouaké. La seconde, c’est que  les forces armées de la ville de Bouaké, soupçonnent les éléments du CCDO d’espionnage, nuisant à leurs opérations.

Même si pour l’heure les causes de cette crise entre corps habillés du même pays, restent encore floues, il est temps que les autorités ivoiriennes prennent des décisions draconiennes pour prévenir de tels dérapages et, accessoirement savoir les motifs réels de ces accrochages, qui troublent la quiétude des citoyens depuis quelques jours.

Déjà la semaine dernière, le même type d’échauffourée avait fait un mort et un blessé à Bouaké.  Le gouvernement a annoncé dans la matinée de ce mercredi 10 janvier 2018, une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité pour se prononcer sur ces actes «d’indisciplines» au sein de l’armée ivoirienne.

Georges Kouamé

Articles connexes

Leave a comment