Plus de 3.000 élèves dans le Nord du Burkina Faso prendront part à une session spéciale que compte organiser l’Etat en raison de la situation sécuritaire. Cette partie du pays étant devenue un sanctuaire pour les terroristes qui y font, régulièrement, le coup de feu.

Mauvais signal. Assurément, la décision prise par le gouvernement burkinabè de reporter l’examen du BEPC dans le Nord du Burkina Faso à cause de l’insécurité consécutive aux attaques récurrentes des djihadistes, constitue, de toute évidence, un mauvais signal. Mais aussi, un encouragement pour ces ‘’fous’’ de Dieu qui ont décidé de mettre la Province du Soum en coupe réglée dans leur lutte contre la civilisation occidentale dont l’école constitue un emblème majeur. C’est pourquoi, on ne le dira jamais assez, l’Etat burkinabè se devait de montrer davantage de fermeté en maintenant les examens sur toute l’étendue du territoire national, quitte à prendre des mesures exceptionnelles qui auraient été justifiées par les circonstances. Pourquoi, par exemple, ne pas réquisitionner les forces de l’ordre, notamment l’armée nationale, le temps que durent ces examens ?

Les terroristes auraient compris que s’ils peuvent tuer et/ou enlever d’innocentes personnes, en revanche, ils ne pouvaient, en aucun cas, espérer dicter leur loi à tout un Etat. Ils y auraient perçu les limites de leurs méfaits. Au lieu de quoi, la ‘’reculade’’ du gouvernement burkinabè qui peut être assimilée à un ‘’aveu de faiblesse’’ pourrait les doper et leur donner un sentiment de ‘’toute puissance’’. C’est dommage !

Tassigny Auriol

 

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