Le Sénat, l’une des institutions-phares de la 3ème République connaitra ses ‘’locataires’’ à partir du 24mars 2018, jour du scrutin sénatorial. Ils sont plus d’un millier à briguer le poste de Sénateur qui sera  une première en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance de cette ancienne colonie française.

Dans pas longtemps, la Côte d’Ivoire connaitra ses premiers Sénateurs postcoloniaux  (au temps de la colonisation, il y avait des Sénateurs). Ils seront issus d’un scrutin indirect dont le collège électoral se compose des conseillers municipaux et  régionaux pour la désignation des 2/3 de cette assemblée qui va compter 99 membres ; le 1/3 restant sera nommé par le président de la République. Désigné sous le vocable de chambre haute, le Sénat va compléter l’architecture institutionnelle de la 3ème République et donner au parlement tout son sens ( Assemblée nationale et Sénat).

Le Sénat aura pour mission d’assurer la représentativité des collectivités territoriales et celle des Ivoiriens de l’Extérieur. Mais encore… ?, pourrait s’interroger  l’Ivoirien lambda qui se demande ce que cette institution va apporter au pays. Ou bien, en quoi elle va booster l’émergence de la Côte d’Ivoire. Des interrogations dont la pertinence se passe de commentaires. En effet,  que va apporter le Sénat au développement de ce pays, à par le fait qu’il va augmenter le train de vie de l’Etat déjà bien dispendieux ? Et pourtant, l’argent qui sera consacré au fonctionnement et à la paie du personnel, de même qu’au traitement des Sénateurs aurait pu être utilisé à d’autres fins dans ce pays qui manque de beaucoup de choses même si des efforts ont été faits par le régime en place pour améliorer les conditions de vie des populations.

A la vérité, l’institution de cette assemblée tient plus du ‘’snobisme’’ que de ‘’l’utilitaire’’. Et c’est le contribuable qui va payer la note. Comme souvent. Hélas !

René Ambroise Tiétié

 

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